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mercredi 24 août 2016

Que faire avec ses chaussettes trouées ?

Vous avez des chaussettes solitaires, ou encore de vieilles chaussettes toutes moches ?
Et si vous en faisiez des Tawashi ?

Le tawashi c'est Japonais. Ma grand-mère appelle ça une "lavette". Mais c'est comme les leggings : c'est vachement mieux dans une langue étrangère ! (les personnes qui sont nées avant les années 90 savent de quoi je parle).
Vous pouvez vous en servir pour la vaisselle, le débarbouillage... c'est écolo et ça passe à la machine !



Matériel :
- une paire de ciseaux
- un morceau de carton ou une planche et des clous
- un minimum de 2 chaussettes taille adulte
- 10 mn de votre temps

J'avoue avoir une préférence pour les chaussettes hautes à rayures, parce que c'est super simple (et que le haut est souvent en bon état).

Coupez des morceaux de 2 à 3 cm dans le tube de votre chaussette. Evitez de couper dans le talon ou le bord en haut. Les parties trop moches, recyclez-les chez Chaussettes Orphelines.


Découpez un carré de carton de 18 cm ou plantez des clous sur un carré de 15 cm.
Combien de clous par côté ? Même question pour les entailles du carton (une tout droit et une en biais, c'est plus résistant).



Je dirais que ça dépend de vos chaussettes... Si vous avez 10 morceaux, ça fait 5 par côté (le minimum je pense - voir mes tawashi rose/noir), donc 5 clous donc 10 entailles (ou 6 si vous voulez la jouer serré).
Je suis montée jusqu'à 10 morceaux par côté (le noir), mais ma version gris/noir à 8 est ma préférée.


Prenez chaque morceau de chaussette, glissez deux doigts au milieu et tendez en bougeant légèrement : ça devrait faire rouler les bords.


Enfilez ensuite votre trame (comme pour un tissu, c'est la base sur laquelle on vient tisser). Vous voyez que j'ai laissé un "clou" sur deux mais il m'en restait, donc je les ai glissés au milieu, en faisant attention à ce qu'ils ne se chevauchent pas.


Ensuite, on vient tisser la chaîne (encore un terme technique !). Pensez à alterner.
Vous pourriez tisser en prenant les 2 "fils" d'un même morceau (on appelle ça du 2x2) mais j'aime bien la rigidité du 2x1.


Une fois au bout, rabattez les mailles. C'est à dire que vous prenez une boucle, et vous passez sa copine dedans, puis la copine passe l'autre copines dedans...
En 2x1 vous n'avez pas besoin de faire tout le tour. Dans ce cas, faites 2 fois le noeud de finition, de préférence aux coins opposés.


Donc, une fois au bout, vous avez cette boucle toute seule... Repassez-la dans elle-même et tirez fort.


C'est fini !!!


Utilisez. Lavez comme une chaussette normale. Rincez bien si vous faites la vaisselle avec et suspendez-la pour éviter la prolifération des bactéries.

Vous pouvez mixer tant que vous voulez niveau couleurs. Vous trouverez des tuto qui parlent de manche de T-shirt ; je ne suis pas fan ne serait-ce que pour la question de taille - je suis flemmarde et j'assume.

Vous tenez l'aventure sur Instagram ? Un tag @idjyfr et je serai fière !

lundi 7 septembre 2015

Fils de bâti : coupez-les tous !

J'ai un toc. Une maniaquerie qu'attrapent beaucoup de couturières : quand je vois des vêtements de confection (prêt-à-porter), j'observe les finitions et j'ai les dents qui grincent (souvent).

Dans la rue, il y a une chose qui m'horripile : le fil en X qui tient les fentes sur l'arrière des vestes et des jupes.
Que vous gardiez vos poches cousues ne me dérange pas... mais ce fil, c'est un peu comme l'étiquette autocollante sur les casquettes : à moins que quelqu'un en fasse une mode, c'est juste pas joli !


A quoi sert le fil en X 

Les fils de bâti servent à tenir le vêtement en position "droite" jusqu'à la livraison. Par exemple, un vêtement est repassé sur une machine automatique avant la mise en rayon. Si le pan de tissu qui couvre la fente n'est pas aligné, ou la poche pas bien plaquée, ça fait un faux-pli !

Ce qu'il se passe si vous ne coupez pas les fils de bâti

Sur les poches, ça vous empêche de les utiliser. Par contre, c'est plus simple à repasser.

Ce qui est choquant, c'est sur les vestes. Il y a une fente (ou deux) à l'arrière, pour s'accommoder de la marche au niveau des hanches. Si la fente ne peut pas s'ouvrir, et parce que le point de couture est fait en bas, à la marche, vous allez voir s'ouvrir une sorte de trou, et le tissu autour se tendre. A la longue, le vêtement peut s'en trouver fragilisé.



Technique de coupe des fils de bâti

Pour le fameux X, rien de compliqué : c'est un seul fil, donc un coup de ciseaux sur l'endroit, puis tirez au niveau des noeuds.

Pour les poches, c'est un seul fil qui réunit les deux morceaux. Essayez de passer un doigt par l'une des extrémités. En jouant un peu, vous allez vous rendre compte qu'il n'y a de noeud que sur l'un des côtés.
N'essayez pas de tirer sur le fil : vous risquez de déchirer la doublure.
Quand vous arriverez au dernier point du fil, coupez-le simplement. Il finira pas rentrer dans la doublure et s'y perdre.

Pour les étiquettes cartonnées (notamment sur les sous-vêtements), prenez des ciseaux de broderie (fins et pointus) ou un découd-vite et coupez les fils visibles SUR le carton. Ensuite, tirez simplement sur le noeud de l'autre côté, doucement.

lundi 27 octobre 2014

Quelles sont les informations obligatoires sur une étiquette textile ?

C'est un casse-tête pour les petits créateurs, et encore plus pour les importateurs/exportateurs. Voici la réponse que vous cherchiez : ce qu'il faut obligatoirement faire figurer sur votre vêtement/accessoire textile (et toutes ces informations viennent directement de la DGDDRF).

Il y a deux grands cas :
1) Vous ne faites que du sur-mesure, pièce unique, personnalisé ou sur-commande.
Vous n'avez pas besoin de mettre d'étiquette, vu que c'est une commande directe, et que le client peut donc vous retrouver facilement en cas de besoin.

2) Vous fabriquez et vendez sans commande directe d'un client.
Au niveau Européen, vous n'avez qu'une obligation : faire figurer la composition (les matières utilisées) en pourcentage du poids total du produit fini. Pour cela, vous ne pouvez utiliser que les noms de matière listés dans le Règlement n° 1007/2011 (Annexe 1 en page 12). Ce marquage doit être définitif, et s'il est sur une étiquette, elle doit être cousue solidement.

Ce qui n'est pas obligatoire mais recommandé :
- les consignes d'entretien : s'il y a un souci, le client peut se retourner contre vous (tout le monde ne sait pas qu'on ne lave pas de la laine à 90°...).
- le fameux "Fabriqué en..." : c'est une valeur ajoutée, et c'est rassurant pour certains acheteurs soucieux de l'éthique.
- vos coordonnées (marque, nom, adresse, site web...) pour être contacté facilement.
- le numéro de lot : si vous répétez des modèles ou des séries, pour savoir de quand date l'article et en cas de souci de qualité sur une matière première.
- la taille : ou pas... ;)


Techniques :
- étiquette imprimée ou brodée et cousue dans l'article
- impression directe des informations sur le tissu ou la doublure
- complétez avec une étiquette papier "A conserver"
- remettez les infos sur votre site web, dans la page de l'article

Bonne création !

samedi 27 octobre 2012

Blague de mercière / couturière

Hier, au Marché Saint-Popol :
- Bonjour, je voudrais de quoi me faire une robe, pour être jolie... mais il faut que ce soit écolo, genre naturel... et que ça ait des reflets, comme les trucs artificiels...
- Alors, je viens de recevoir une nouveauté qui va sûrement vous plaire : c'est un tissu de mensonges, fabriqué à partir d'un ramassis de conneries 100% naturelles. Par contre, ce n'est pas très brillant...
(c)Idjy 2012

vendredi 6 janvier 2012

Votre jean au sèche-linge : astuces

Bon, c'est pas écolo, je sais. Je serai écolo quand j'aurai pu accrocher un nouvel étendoir dans mon appartement.

En attendant, voici quelques astuces pour bien laver et sécher son jean en machine :
- Laver à l'envers
Vous limitez le frottement et donc la décoloration. En plus, on en profite pour vider les poches (je ne mets jamais rien dans mes poches ; j'ai découvert le souci avec mon premier copain squatteur).
Petit bonus : les accessoires en métal et autres boutons ne feront pas gling-gling dans la machine.
- Laver en groupe
Le jean vit en troupeau. Comme vous allez le passer au sèche-linge, autant tous les laver en même temps. Vous limiterez aussi les risques de "aaaahhhh ! mon top blanc est passé au bleu ciel !!!".
- Retourner pour mieux sécher
C'est une expérience personnelle : les poches arrières ne sèchent jamais comme il faut. En retournant le jean jusqu'au bout des jambes, OK, il va faire gling-gling, mais il sera complètement sec en 20 minutes, sur température haute/coton.
- Secouer pour mieux plier
Ne laissez pas le jean refroidir roulé en boule. Le coton fixe les plis grâce au mélange chaleur/eau. Sortez-le. Secouez-le 2 ou 3 fois pour justement le refroidir sans plis et éviter la condensation, puis pliez-le tout de suite. Il sera prêt-à-ranger !

Bonus :
Pliage efficace :
- tenez-le devant vous, en regardant la braguette que vous aurez fermée ;
- pliez-le jambe contre jambe, braguette à l'intérieur, et tirez un peu sur l'entrejambe pour bien le mettre à plat ;
- posez-le sur votre avant-bras à peu près au milieu, avec le bas de la jambe vers vous (ça le plie en deux) ;
- passez votre autre avant-bras dessous, au milieu de la jambe (ça le replie en deux) et c'est prêt à empiler, poche de derrière visible !

Attention aux "faux-jeans" qui contiennent du stretch (élastique) : le stretch fond à haute température, et il peut donc s'abîmer à force.
Attention aussi si vous avez des broderies en lurex (métal), des impressions ou des strass collés : ils ne doivent pas entrer en contact avec le métal du sèche-linge qui les ferait fondre. Si vous voulez vraiment le sécher en machine, laissez-le à l'envers.

mercredi 4 janvier 2012

Et bientôt, je redonne vie à votre Jean Préféré !

J'ai rarement usé un jean jusqu'à faire sauter l'entrejambe. En fait, ça ne m'était jamais arrivé avant que j'achète moi-même mes jeans (ou alors c'est juste que j'ai arrêté de devoir en acheter des plus grands le jour où j'ai commencé à les acheter moi-même...).
J'avais bien un ami judoka, habitué à faire le grand-écart pour attraper son chat, qui s'aérait les coucougnettes au point d'arriver au bar, s'asseoir et pointer son entrejambe en disant : "Oui, j'ai un trou dans mon jean, je sais. Regardez et riez bien tout de suite, comme ça c'est fait...". Pour son anniversaire, je le lui ai volé et j'ai cousu à l'intérieur un coton bleu ciel imprimé avec des petits bonshommes de neige. Après cela, il continuait son entrée fracassante mais précisait : "Non, c'est pas un caleçon...". Il a tenu quasiment un an de plus, avec le chat.

Quand mon premier jean s'est déchiré, j'y ai mis un coton aux couleurs fluos. D'un côté, j'avais la certitude d'être habillée, et de l'autre, j'arborais un jean effet ultra-usé ET customisé, détecteur automatique de "j'ai maté ton cul".

Aujourd'hui (ou presque bientôt), je vous proposerai aussi un Patch pour Jean Préféré. Une cure de jouvence inédite en 15 jours et retour par la Poste ou dans un bar de Paris.

Version jean sur jean, rasé de près ou fils qui pendouillent, effet caleçon ou collé-serré, je ferai de votre chéri une pièce unique qui vous ressemble. Vous aurez un large choix de cotons imprimés, unis, et même des dentelles avec une doublure couleur chair pour les audacieuses !

Plus d'infos sous peu, avec l'ouverture de la boutique en-ligne et l'arrivage de magnifiques tissus.

mercredi 24 août 2011

Comment choisir sa machine à coudre

On m’a plusieurs fois demandé des conseils pour choisir une machine à coudre.
Pour bien choisir, l’important est de se poser les bonnes questions...
Voici un petit quizz qui vous permettra de trouver votre partenaire de couture idéale :

1) Que voulez-vous faire avec ?
a. Plein de choses ! Des vêtements, des accessoires, des costumes, les rideaux...
b. Travailler des tissus épais (ameublement, toile denim, cuir...)
c. Vous ne savez pas trop, mais vous en avez assez de coudre à la main

Réponse :
a. Ne vous emballez pas trop vite ! Une machine, c’est un peu comme une pub Tampax : on vous dit que vous pouvez faire plein de choses avec, mais si vous n’êtes jamais montée à cheval, ce n’est pas ça qui va vous y aider !
Commencez par une machine de base, sans électronique, peu importe la marque. Vous n’avez pas BESOIN des points fantaisie. Même les machines de base ont maintenant 8 points différents, des choses que l’on n’utilise jamais !
Mon choix : Promo chez Lidl, 70€
b. Pour ce type de travail, vous devez déjà regarder dans les marques. La mécanique doit pouvoir passer quasiment 1cm sous le pied de biche, et tenir le coup. Une machine de base, en général, passe 4mm.
Pour la mécanique, préférez les marques Suisses ou Allemandes : comme en électroménager et en horlogerie, c’est ce qui tient le mieux. Bien sûr, une machine de ce genre fera quasiment tout. Evitez cependant l’électronique : ça tombe en panne en premier.
Mon choix : Pfaff ou Bernina, 200 à 300€
c. Mieux vaut ne pas investir trop. Il se peut que ça vous énerve et que vous laissiez tomber rapidement. Commencez avec une machine de base, et vous verrez bien si vous avez besoin de plus (en général, au bout de 4 ou 5 ans, ou quand elle casse parce que vous avez essayé de faire un ourlet de jean avec des renforts en toile de store).
Mon choix : Promo chez Lidl, 70€

2) A quelle fréquence allez-vous l’utiliser ?
a. Tout le temps ! J’ai plein plein plein de choses à faire !
b. Un après-midi par-ci, par-là
c. Usage quasi-professionnel, plusieurs fois par semaine

Réponse :
a. C’est beau, l’enthousiasme. Soyons franches : vous allez commencer à l’utiliser, vous énerver et la ranger dans un placard. Encore pire si vous prenez une grosse machine qui nécessite 15mn pour l’enfilage et la mise en marche.
Vraiment, restez sur un modèle de base, en plastique qui sera donc vite sorti et vite rangé.
b. Prenez un modèle pas trop encombrant et en plastique (plus léger que le métal) qui se range vite.
c. Tapez dans la marque. Il vous faut une mécanique résistante, donc du semi-professionnel.
Mon choix : Pfaff ou Bernina tout mécanique, 300€

3) Allez-vous prendre des cours de couture ?
a. Oui, c’est pour ça que vous en voulez une
b. Non, vous voulez bidouiller dans votre coin
c. Non, vous en avez déjà pris pendant plusieurs années

Réponse :
a. Si vous débutez, prenez toujours une machine basique. J’ai appris sur une machine avec 2 molettes de réglage : longueur du point et largeur du zigzag. C’est tout ce dont vous avez besoin.
Si si ! Vous pouvez assembler, surpiquer, froncer, coudre de l’élastique, faire des froufrous et des boutonnières, juste en jouant avec ces deux molettes ! Si vous apprenez à faire simple, vous saurez ensuite utiliser n’importe quelle machine, et travailler avec des noeuds si la marche-arrière est cassée.
Chez moi, j’avais une machine avec 8 points, marche-arrière et boutonnière : j’ai mis 2 ans avant d’utiliser la marche-arrière, et je n’ai jamais utilisé plus de la moitié des points (point droit centré, point droit décalé à gauche, zigzag, mini-zigzag).
Mon choix : Bernina, modèle ancien en métal, ou Promo chez Lidl
b. La bidouille restera de la bidouille : un livre ne remplacera jamais un professeur, qui connaît des astuces et vous montrera comment préparer vos tissus, comment les choisir, comment réparer les bourdes. N’espérez pas faire un pantalon avec poches et braguette zippée que vous puissiez porter dans la rue. C’est dur à entendre, mais c’est la réalité.
Mon conseil : prenez des cours, ne serait-ce qu’une année !!!
c. Bravo ! Entre collègues, je vais juste vous donner mes impressions : j’ai testé une électronique avec une sorte de direction assistée pour les courbes, et un bouton "Point d’arrêt" ; c’est très pratique, silencieux et agréable. Ce genre de modèle va tout de suite chercher dans les 1000€, et vous demande de lui remettre de l’huile à tout bout de champ (comme un chat sa pâtée). Je ne lui ferai pas passer le test des 8 épaisseurs de jean, de peur de la casser.
Il y a 2 ans, je me suis offert un complet chez PFAFF : machine mécanique semi-pro (Hobby 1132, 299€) et une surjeteuse 5 fils, qui est en fait une recouvreuse (Cover Style, 799€). La combinaison des deux est très pratique, bien que longuette à mettre en place, et encore plus à maîtriser (je parle de la surjeteuse et sa pince à épiler).
Pourquoi une 5 fils et pas juste 4 ? Vous ne changez pas de surjeteuse tous les 4 ans. Prendre une 5 fils offre la possibilité d’évoluer encore vers la production en petite série, même si vous utiliserez principalement le surjet.


Résumé :
- Voyez simple : une machine de base, on lui demande de coudre droit et de faire des zigzags. N’importe quelle marque à moins de 80€ fait l’affaire (tant qu’il y a une pédale).
- Voyez léger : pour pouvoir la sortir et la ranger en un rien de temps.
- Voyez ce dont vous avez besoin : pas la peine de prendre une brodeuse 25 points avec lecteur mp3 si vous voulez faire des habits Barbie.
- Voyez les marques Suisses et Allemandes pour de la mécanique longue durée (Pfaff et Bernina sont mes préférées).

samedi 30 juillet 2011

Comment coudre du skaï / vinyle

Il y a 80% de chances qu’en ce moment-même vous ayez un bout de tissu enduit PVC (aussi appelé skaï ou vinyle) qui soit sur l’endroit, coincé dans votre machine et possiblement recouvert de minuscules points tout moches... alors que vous n’aviez pas ce souci quand vous avez cousu les 2 morceaux endroit contre endroit !
Si personne ne vous explique comment faire, on passe systématiquement par cette étape...

L’enfer des couturières, c’est un monde où l’on ne porte que du skaï, mais où le papier de soie n’existe pas.

Le plastique accroche le métal et les surface lisses. Vous avez alors 2 solutions :
- mettre du papier de soie sur le côté PVC (une bande de 2cm de large qui passe exactement sous le pied de biche, en visant pour que l’aiguille soit à peu près au milieu) et faire la couture à travers ; il s’enlève sans problème une fois la couture faite ;
- coller de la bande adhésive dite "invisible" sous le pied de biche, en remontant aussi de 1mm sur les côtés.

Je préfère le papier de soie, car il n’y a aucun risque de mettre de la colle sur le tissu ou l’aiguille, et pas besoin de nettoyage après.

En revanche, l’adhésif vous sera utile pour placer le patron sur l’envers et découper : surtout n’utilisez pas d’épingles dans la partie qui sera visible, car les trous sont définitifs !!!
Si vous voulez bâtir votre vêtement, prenez une aiguille fine et, dans l’idéal, laissez 1mm de marge entre votre couture et le bord du patron : vous pourrez ainsi piquer définitivement à côté de votre bâti, et éviter que l’on voie les points faits à la main si vous déviez légèrement.
Dans le même genre, prenez une aiguille fine (70, ou spécial cuir), pour faire des trous nets. 

Bonne couture !

Edit : Pfaff m'a vendu un pied de biche spécial en téflon ; je n'ai pas encore essayé.

jeudi 10 mars 2011

Le Sac à Neuneu : besace à coudre

Lorsque je travaillais à la mercerie, j’ai créé un sac, une besace qui se noue tout partout !

Ci-dessous, vous avez la marche à suivre pour faire la vôtre.

Fournitures :
- 30 cm de Liberty Tana Lawn (voile de coton)
- 1 mètre de gabardine (ou coton épais)
- 9 mètres de biais
- fil de la couleur du biais

Matériel :
- machine à coudre (c'est vraiment nécessaire, mais il suffit qu'elle fasse le point droit)
- ciseaux de couture
- épingles
- craie
- mètre ruban

Télécharger le patron et le plan de placement. Sachez que vous pouvez modifier le placement et la méthode de coupe pour économiser du tissu, mais c'est tellement plus simple à tracer comme ça !...

La couture :
 Le plus simple est de prendre la gabardine à plat, de mettre une épingle à 28 cm dans la hauteur, puis de déchirer une première bande. Retailler la bande à 108 cm (28+80). Épingler ensuite la bande sur le reste du tissu.

Placer une épingle à 28 cm dans la largeur, puis mettre une épingle au milieu de la hauteur de la bande (donc à 14 cm, pour situer la pointe). Placer une épingle à 1,5 cm du premier repère [Photo de droite], puis tracer une ligne depuis la pointe. Couper les 2 épaisseurs.

Je vous conseille de bien marquer à la craie l'envers de la gabardine. 

Retourner le morceau découpé, puis tracer l'autre côté.
Décalquer pour faire le deuxième côté. 

 Dans le restant de la première bande, couper un carré de 28cm.

Couper/déchirer une bande de 28cm de hauteur dans le reste du tissu.
Épingler le Liberty à la gabardine envers contre envers (le dessin ET le côté peau de pêche à l'extérieur).Couper le Liberty le long du bord.
Retailler en 2 morceaux de 60cm.


Vous aurez donc :
 - 1 fond ;
- 2 côtés en pointe ;
- 2 côtés rectangles en gabardine et Liberty.



Assembler au fond les côtés en Liberty et gabardine. Attention au sandwich gabardine/Liberty/gabardine.
Coudre les 3 épaisseurs.

Assembler les anses avec le fond du sac. 
Épingler les côtés aux anses et coudre sur 25 cm (jusqu’à la découpe).


Poser le biais en se calant sur le bord. Il n'est pas nécessaire l'épingler.

Finir l’intérieur en posant le biais restant sur le fond et les côtés (ici, retailler les coins).


J'aime donner une petite touche amusante, en finissant les pointes sans tout aplatir. C'est une technique étrange qui fait un peu "papillon", mais reste dans l'idée du (double) neuneu.

 Il est bien évident que tout tissu épais ou à motifs fera l'affaire. Par contre, faites bien attention au tissage avant de tenter de le déchirer !