jeudi 16 juin 2011

Expliquer la Mort aux enfants

J’explique souvent la Mort aux enfants de cette façon :
(attention, je ne cherche à convertir/insulter personne ; c’est ma vision personnelle)

Tu es déjà monté dans une voiture ? Est-ce que tu as peur quand tu montes ou que tu descends d’une voiture ? Non ?

Eh bien, la Vie, c’est comme une balade en voiture : au début, elle est toute neuve, avec toutes les options que tu veux (ou pas), tu montes dedans et tu roules. Tu vas à la vitesse que tu veux, tu te sens parfois bridé et ça t’énerve, d'autres fois tu te sens vraiment libre et tu fonces, tu te prends des murs, tu dérapes, tu te casses des trucs, certaines parties rouillent ou commencent à grincer... Tu voudrais pouvoir en changer, pour une version plus belle, plus puissante, avec un moteur tout neuf ; mais dans la Vie, on ne peut pas tout refaire VRAIMENT à neuf.

Alors tu descends de ta vieille voiture qui ne roule plus. Tu arrives chez un nouveau concessionnaire à qui tu expliques ce que tu as aimé et moins aimé dans ton ancienne voiture, et il t’en propose une nouvelle.
Ensuite, tu montes dans la nouvelle voiture, et tu roules.

La Mort, c’est un Passage. Un passage chez le concessionnaire. La voiture, c’est ton corps : un véhicule pour ton âme/esprit. Le conducteur, c’est Toi.
Tu n'es pas juste un Corps Humain, tout comme un conducteur n'est pas une partie de la voiture. Un corps, tu y entres et tu en sors.

La Mort, on en a peur parce qu’on ne sait pas ce que c’est. Avoir peur de la mort, c’est bien : c’est la seule chose qui fait que tu essayes de rester en vie, ton instinct de survie. Le tout est de se souvenir que c’est juste un moment entre deux Vies. Qu’après avoir appris de toute une Vie, tu as le droit de passer dans un modèle supérieur, plus puissant, plus beau, et de tracer ta route.

Et puis, fais confiance à ton concessionnaire : il se pourrait qu’il s’occupe de toi depuis l’invention de la première voiture...

dimanche 24 avril 2011

Comment j’ai fini avec les pieds en compote...

Le 23 avril, c’était le fameux Vampire Ball à Paris. Le 23 avril, c’était la Burlesque Fever à Bruxelles !

Il y avait la version dîner-spectacle, et la version spectacle-swingparty. Dîner seule ne m’inspirait pas, alors j’ai décidé d’aller m’installer au bar,  profiter du spectacle, et voir ce que la Hasard ferait de moi...

Le Midi Station est un resto-boîte classe, avec 1200 places sur plusieurs niveaux, des éclairages et des fontaines, des palmiers et une jolie scène (et les prix qui vont avec : en résumé, c’est des tarifs de Paris).

Ni d’une, ni de deux, un tabouret vide face à la scène, un jeune homme qui me dit qu’il est libre : je m’installe avec un Tonic et j’entame la discussion...
Me voici à côté de Jérôme, cadre en informatique, arrivé là par hasard (mais costumé de circonstance), sa copine pharmacienne Tamara, Sophie la prof de langues faussement bimbo et Allan, un célèbre producteur de house-music ; le reste de la table n’est pas à portée de voix.

Spectacle en plusieurs actes, aussi bien monté que notre George Bangable préféré (enfin, j’imagine !). Quelques couacs techniques, mais on leur pardonnera, à coups de paillettes, Swarowski et champagne.
La surprise du jour a été la troupe de danseuses de la "Tap Show Company", extra dans leur reprise de Cabaret "All that Jazz" avec Lolly Wish littéralement à demi vêtue.


Après un peu trop de daiquiri fraise, qui a conduit à la disparition de certains, la "Party" électroswing peut commencer, avec Bart & Barker aux platines. Je ne pensais pas pouvoir autant m’amuser sur un remix du Livre de la jungle en V.O. !
Une demoiselle complètement bourrée m’a jeté dans les bras de son boyfriend très bon danseur, et c’est pour ce genres d’éventualités qu’il est de bon ton de mettre un joli short à dentelles sous sa robe : j’ai tourné, virevolté, glissé et décollé du sol plusieurs fois.
(Les mecs, je vous confirme que savoir danser et le MEILLEUR moyen de se faire des amies, et plus si affinités)
 
Avant de partir, j’ai encore pu confirmer le fait que Lady Flo a vraiment VRAIMENT très bon goût en matière d’hommes (en même temps, on n’a ce qu’on mérite, pas vrai ?).
Il est deux heures, je rentre sagement, pieds usés, robe trempée, coiffure décoiffée.

P.S. : si vous voyez des gambettes swinguer dans de jolies chaussures rouges sur TVBrussel, ce sont les miennes, et il faudrait me les rapporter rapidement, merci.

mardi 12 avril 2011

D'autoentreprise à EURLisée...

Me voici en phase de pro-fait-isation : je vais ouvrir une VRAIE entreprise, payer des charges, me rembourser la T.V.A., avoir un capital social...

La création d'entreprise est complexe, et simple en même temps. Je pense mettre quelques détails la concernant sur ce blog.
C'est un grand pas... C'est la possibilité de faire beaucoup plus de chiffre, et de faire du commerce de manière rentable (imposition sur le bénéfices et pas le chiffre d'affaires).

C'est aussi le lancement d'une boutique (Prestashop), d'une marque (Lada Redstar) et de produits exclusifs.
Que j'aime ce que je fais !

jeudi 10 mars 2011

Le Sac à Neuneu : besace à coudre

Lorsque je travaillais à la mercerie, j’ai créé un sac, une besace qui se noue tout partout !

Ci-dessous, vous avez la marche à suivre pour faire la vôtre.

Fournitures :
- 30 cm de Liberty Tana Lawn (voile de coton)
- 1 mètre de gabardine (ou coton épais)
- 9 mètres de biais
- fil de la couleur du biais

Matériel :
- machine à coudre (c'est vraiment nécessaire, mais il suffit qu'elle fasse le point droit)
- ciseaux de couture
- épingles
- craie
- mètre ruban

Télécharger le patron et le plan de placement. Sachez que vous pouvez modifier le placement et la méthode de coupe pour économiser du tissu, mais c'est tellement plus simple à tracer comme ça !...

La couture :
 Le plus simple est de prendre la gabardine à plat, de mettre une épingle à 28 cm dans la hauteur, puis de déchirer une première bande. Retailler la bande à 108 cm (28+80). Épingler ensuite la bande sur le reste du tissu.

Placer une épingle à 28 cm dans la largeur, puis mettre une épingle au milieu de la hauteur de la bande (donc à 14 cm, pour situer la pointe). Placer une épingle à 1,5 cm du premier repère [Photo de droite], puis tracer une ligne depuis la pointe. Couper les 2 épaisseurs.

Je vous conseille de bien marquer à la craie l'envers de la gabardine. 

Retourner le morceau découpé, puis tracer l'autre côté.
Décalquer pour faire le deuxième côté. 

 Dans le restant de la première bande, couper un carré de 28cm.

Couper/déchirer une bande de 28cm de hauteur dans le reste du tissu.
Épingler le Liberty à la gabardine envers contre envers (le dessin ET le côté peau de pêche à l'extérieur).Couper le Liberty le long du bord.
Retailler en 2 morceaux de 60cm.


Vous aurez donc :
 - 1 fond ;
- 2 côtés en pointe ;
- 2 côtés rectangles en gabardine et Liberty.



Assembler au fond les côtés en Liberty et gabardine. Attention au sandwich gabardine/Liberty/gabardine.
Coudre les 3 épaisseurs.

Assembler les anses avec le fond du sac. 
Épingler les côtés aux anses et coudre sur 25 cm (jusqu’à la découpe).


Poser le biais en se calant sur le bord. Il n'est pas nécessaire l'épingler.

Finir l’intérieur en posant le biais restant sur le fond et les côtés (ici, retailler les coins).


J'aime donner une petite touche amusante, en finissant les pointes sans tout aplatir. C'est une technique étrange qui fait un peu "papillon", mais reste dans l'idée du (double) neuneu.

 Il est bien évident que tout tissu épais ou à motifs fera l'affaire. Par contre, faites bien attention au tissage avant de tenter de le déchirer !

mardi 8 mars 2011

...ou comment je vire végétarienne 2.

Aujourd’hui, mon poissonnier (celui du tartare de saumon, NDLR) est en vacances. Comment je le sais ? Parce que c’est son fiston qui tient la boutique.
Son fiston, c’est celui qui fait toutes les préparations genre les harengs sauce tartare, ou la salade de crabe... Son fiston, il a un contrat pour travailler chez le légumier. Son fiston, c’est MON petit légumier chéri !

Le retournement de situation est tel que j’ai une banane et sûrement les yeux qui pétillent : non seulement il sait cuisiner des légumes, mais en plus il sait faire le poisson !!!

Me voici donc devant la roulotte, souriante, lui aussi avec un sourire amusé, surtout quand j’achète l’énorme bout d’elbot fumé, parce que j’ai "l’air d’aimer ça".
J’ai droit à un peu de calmar en plus, gratuitement, et un super sourire en partant.

Le seul vrai souci ici c’est que "ça fait 20 ans qu’il [lui] répète qu’il est [son] père, alors ça doit être vrai". Encore un petit jeune, majeur (c’est déjà ça), mais toujours trop jeune ! JE suis trop jeune pour être un couguar, non ?

Tout ceci pour dire que, la drague, ou plus efficacement la "séduction" si vous êtes "charmante", c’est une notion et une pratique que j’observe à distance, que je vois venir à des kilomètres, et qui parfois me donne l’impression d’être autiste dans le genre "A beautiful mind". Je trouve ça mignon et terriblement niais. J’hésite toujours à dire "Stop, c’est bon, tiens, ma carte" ou laisser le pauvre diable mariner gentiment, encore un peu, juste pour qu’il ait l’impression que je suis à la hauteur du défi.

Si j’avais les moyens d’accueillir Môsieur (ou Mademoiselle, d’ailleurs) dans un endroit convenable, je pense que j’épuiserais mon stock de cartes de visite très rapidement.
D’ailleurs, il faut que j’en refasse...

jeudi 24 février 2011

Aujourd’hui, j’ai appelé le réparateur. Aujourd’hui, j’ai rencontré Môsieur Calgon. Bon, sa voix Belge n’est pas comme la VF, mais il est juste super sympa !
Il m’a expliqué que la résistance "avec Calgon" est en fait neuve : la brillance part à la chauffe, dès la première utilisation. Et l’autre est maquillée avec une sorte de plâtre par un professionnel.
Bon, ils ont le mérite d’avoir pris un vrai technicien... dont ils ont maquillé les mains, car il est aussi pompier et avait dégagé des pneus la veille, se retrouvant tout noir de goudrons !

Au final, il m’a recommandé de :
- faire fonctionner mon lave-vaisselle à chaud une fois par mois
- le faire tourner au moins une fois par semaine, même à vide
- utiliser n’importe quel anticalcaire, car ce sont les mêmes au final (il y a 3 fabricants en Belgique)
- préférer l’électroménager allemand  à l’italien : c’est carré et ça tourne, alors que c’est beau et fragile

Allez, une vidéo pour la route !

PS : J’ai un lave-vaisselle, et il marche !!!

mercredi 23 février 2011

Esprit réduit...

Nous aimons tous manger. Nous aimons presque tous bien manger. Et nous aimons surtout payer le moins possible pour manger le mieux possible.

Les Brasseries Flo sont assez connues, même si on ne se doute pas toujours que le Groupe a la main mise sur, notamment, les parisiens Boeuf sur le toit et Bofinger.

Quel bonheur d’y aller, de se faire un demi-homard sur lit de choucroute, et de sortir une carte "Black" pour payer... Payer ? Non. Réduire l’addition en échange de quelques données sur ma consommation de poisson frais.

J’avais parlé du Terminus Nord où nous avions avec ma toute première réduction (20%) eu la gratuité des desserts et boissons, pour une table de 10.
Régulièrement, j’ai droit à une dégustation de vin, à du champagne gratuit... et 30% sur les plateaux de fruits de mer à emporter !

[imaginez Bibi dans le métro entre Gare du Nord et Nation, PC en bandoulière et 50cm de diamètre iodé sur les bras ; 4 ou 5kg, d’après mes bras]

En remplissant un petit formulaire, vous pouvez obtenir la carte Esprit Brasserie, qui vous offre en général 10% sur votre addition dans l’un des 13 restaurants de France.
Une bonne option pour les fauchés qui veulent (s’)offrir de temps en temps un moment chic, dépoussiérer une robe de soirée, ou juste participer activement au régime Dukan.

On ne vous reprochera qu’une chose : aller toujours dans le même restaurant...