Il y a des gens qui passent leur temps dans le monde Astral. Parmi ces personnes, certaines ont exprimé leur doute concernant la Markabah, alias le Véhicule de Lumière, dans lequel on peut voyager à travers les dimensions (aussi bien en plans qu'en mesures). En effet, on ne voit jamais de Merkabah !
Pourtant, d'autres personnes passent leur temps à voyager dans leur Merkabah...
Puis j'ai eu une révélation :
La Merkabah produit autant d'énergie qu'une ville de 5000 habitants, s'affiche donc sur les radars comme une anomalie, et quand on "joue" avec sans savoir, on voit passer des hélicos de l'armée...
Donc, tout bon professeur vous apprendra à programmer votre Merkabah afin qu'elle soit invisible et indétectable, notamment pour vous éviter la surprise de voir débarquer les Men in Black chez vous.
Il est donc parfaitement normal qu'on ne voie pas de Merkabah.
Pour aller plus loin, voici une petite histoire :
Un homme décida de programmer sa Merkabah afin de dépasser impunément les limitations de vitesse, dans le genre "Je veux que les Policiers ne puissent plus me voir".
Aucun souci, jusqu'au jour où il s'est fait tabasser à un coin de rue, à quelques mètres de policiers... qui ne s'en sont pas rendu compte.
(véridique ou non, cette histoire est un bel enseignement)
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lundi 2 décembre 2013
lundi 25 novembre 2013
Survivre au lycée
Que je suis heureuse d'être sortie du lycée (et du collège) avant l'avènement des Smartphones. Je je suis heureuse de ne pas avoir eu à supporter autre chose que le harcèlement verbal et sur papier. Que je suis heureuse qu'à mon époque Internet pour les jeunes se limitait à Caramail, un chat quasi-anonyme où l'on pouvait deviner qui était qui, mais sans confirmation...
Si ça n'avait pas été le cas, j'aurais peut-être eu mon moment de célébrité, dans les pages locales du journal, en tant que la fille qui a fait une tentative de suicide parce la pression sociale dans le milieu scolaire était trop forte.
Je me souviens que tout allait bien jusqu'en sixième ; j'ai l'impression qu'aujourd'hui la "sixième sociale" est repassée en primaire. En sixième, même les gens étranges avaient une place dans le groupe.
En cinquième, il y avait déjà le groupe des gens bizarres, moins cools, ceux qui aimaient apprendre.
En quatrième, je suis tombée dans une classe de niveau : on sentait que les latinistes et enfants de profs étaient ailleurs... C'est là que j'ai appris qu'on pouvait être bon en classe, à condition de ne pas lever la main, de faire mine d'ignorer les profs... et d'être bon en sport. C'est la dernière année où j'ai eu des notes hautes.
La troisième. J'ai été placée avec les têtes, parce que j'avais choisi une option prisée par les anciens Trilingues. La compétition, que certains trouvent motivante, m'a fait l'effet inverse. J'ai décroché doucement, dans ce milieu où l'on se mélange rarement entre numéros (de classe).
Le collège a été la fameuse période où ton corps change. En quelques mois, je suis passée d'une grassouillette taille 46 à un 34. N'étant pas fashion, même les personnes qui avaient envie de s'intéresser à moi ne pouvaient pas le faire : question d'image publique.
Le lycée. Voulant conserver mon option de langue et faire de l'informatique, j'ai fini en Scientifique, avec les mêmes têtes de fin de collège. J'ai passé quelques bons moments, puis ça a été les travaux de groupe - tout comme au sport, j'ai été prise en pitié par une équipe.
Je me souviens que je n'étais pas fan des pantalons patte d'éléphant ; mes jeans droits m'allaient bien. Pas fans des baskets non plus. En hiver je portais mes cuissardes à talons sous le jean ; le fait que le bout soit effilé a fait scandale.
Je ne sais vraiment pas comment j'aurai pu survivre à la tyrannie, à Instagram, aux commentaires publics sur mes fringues, la couleur de mon sac, ma coiffure, même ce que je pouvais dire ! (je me souviens qu'une camarade m'avait demandé pourquoi j'avais photographié l'étal d'un marché plutôt que le Tower Bridge lors d'un voyage d'étude ; quand j'ai dit "pour l'éphémérité de la chose", ça a fait le tour du bus, façon Nabilla).
A toutes celles et ceux qui se sentent différents, soyez en accord avec vous-même, prenez confiance en vous de l'intérieur. Ne cherchez pas à rentrer dans un moule : vous pourriez vous blesser ! Sachez que tout le monde grandit, que même ces tyrans finissent par se trouver cons et méchants à y regarder en arrière. Vous n'avez pas besoin de carapace, d'armure, si votre Coeur est fort.
Si ça n'avait pas été le cas, j'aurais peut-être eu mon moment de célébrité, dans les pages locales du journal, en tant que la fille qui a fait une tentative de suicide parce la pression sociale dans le milieu scolaire était trop forte.
Je me souviens que tout allait bien jusqu'en sixième ; j'ai l'impression qu'aujourd'hui la "sixième sociale" est repassée en primaire. En sixième, même les gens étranges avaient une place dans le groupe.
En cinquième, il y avait déjà le groupe des gens bizarres, moins cools, ceux qui aimaient apprendre.
En quatrième, je suis tombée dans une classe de niveau : on sentait que les latinistes et enfants de profs étaient ailleurs... C'est là que j'ai appris qu'on pouvait être bon en classe, à condition de ne pas lever la main, de faire mine d'ignorer les profs... et d'être bon en sport. C'est la dernière année où j'ai eu des notes hautes.
La troisième. J'ai été placée avec les têtes, parce que j'avais choisi une option prisée par les anciens Trilingues. La compétition, que certains trouvent motivante, m'a fait l'effet inverse. J'ai décroché doucement, dans ce milieu où l'on se mélange rarement entre numéros (de classe).
Le collège a été la fameuse période où ton corps change. En quelques mois, je suis passée d'une grassouillette taille 46 à un 34. N'étant pas fashion, même les personnes qui avaient envie de s'intéresser à moi ne pouvaient pas le faire : question d'image publique.
Le lycée. Voulant conserver mon option de langue et faire de l'informatique, j'ai fini en Scientifique, avec les mêmes têtes de fin de collège. J'ai passé quelques bons moments, puis ça a été les travaux de groupe - tout comme au sport, j'ai été prise en pitié par une équipe.
Je me souviens que je n'étais pas fan des pantalons patte d'éléphant ; mes jeans droits m'allaient bien. Pas fans des baskets non plus. En hiver je portais mes cuissardes à talons sous le jean ; le fait que le bout soit effilé a fait scandale.
Je ne sais vraiment pas comment j'aurai pu survivre à la tyrannie, à Instagram, aux commentaires publics sur mes fringues, la couleur de mon sac, ma coiffure, même ce que je pouvais dire ! (je me souviens qu'une camarade m'avait demandé pourquoi j'avais photographié l'étal d'un marché plutôt que le Tower Bridge lors d'un voyage d'étude ; quand j'ai dit "pour l'éphémérité de la chose", ça a fait le tour du bus, façon Nabilla).
A toutes celles et ceux qui se sentent différents, soyez en accord avec vous-même, prenez confiance en vous de l'intérieur. Ne cherchez pas à rentrer dans un moule : vous pourriez vous blesser ! Sachez que tout le monde grandit, que même ces tyrans finissent par se trouver cons et méchants à y regarder en arrière. Vous n'avez pas besoin de carapace, d'armure, si votre Coeur est fort.
dimanche 24 novembre 2013
Affaire Petit-pois vs. Pastèque (Ep. 4)
Après négociation, Idjy sera bien une marque de service, de papeterie et de vaisselle. Tout ce qui est textile se fera en nom propre.
J'attends juste les papiers officiels ! :)
J'attends juste les papiers officiels ! :)
samedi 16 novembre 2013
Affaire Petit-pois vs. Pastèque (Ep. 3)
J'ai donc appelé les avocats de la Pastèque.
Quand ils se sont rendu compte que mon entreprise faisait plein de choses EN PLUS de ce que j'avais déposé dans la marque, ils se sont dit qu'ils ne pouvaient pas m'interdire d'utiliser ce nom...
Donc, à première vue, si je retire partiellement la marque sur ce qui les intéresse (vêtement, accessoire, petit mobilier), je peux la garder pour la vaisselle et la papeterie ainsi que pour mes opérations commerciales !
Si je n'estampille pas mes créations, je peux aussi continuer à les fabriquer et à les vendre, même pour le textile et les accessoires.
L'idéal étant que je dépose mon nom propre, ou une autre marque, et que je commercialise les créations textiles sous celle-ci.
Le dernier gros morceau de l'histoire est de savoir s'ils me laisseront la boutique en-ligne sur idjy.fr ou pas. Si "pas", je vais me fâcher...
Quand ils se sont rendu compte que mon entreprise faisait plein de choses EN PLUS de ce que j'avais déposé dans la marque, ils se sont dit qu'ils ne pouvaient pas m'interdire d'utiliser ce nom...
Donc, à première vue, si je retire partiellement la marque sur ce qui les intéresse (vêtement, accessoire, petit mobilier), je peux la garder pour la vaisselle et la papeterie ainsi que pour mes opérations commerciales !
Si je n'estampille pas mes créations, je peux aussi continuer à les fabriquer et à les vendre, même pour le textile et les accessoires.
L'idéal étant que je dépose mon nom propre, ou une autre marque, et que je commercialise les créations textiles sous celle-ci.
Le dernier gros morceau de l'histoire est de savoir s'ils me laisseront la boutique en-ligne sur idjy.fr ou pas. Si "pas", je vais me fâcher...
mardi 12 novembre 2013
Affaire Petit-pois vs. Pastèque (Ep. 2)
J'ai donc effectué des recherches, aussi bien sur le site de l'INPI que sur les blogs d'avocats spécialisés.
Le principe de base est : "Premier arrivé, premier servi, et tant pis pour les autres", aussi appelé "Principe d'antériorité".
J'ai donc eu la confirmation que, malgré son non-enregistrement en tant que marque, une dénomination inscrite au Registre du Commerce a une valeur d'antériorité. Ce n'est pas le cas pour un nom de domaine seul, et l'achat d'un nom de domaine dans le but de le revendre (genre $888 pour idjy.com) est considéré comme répréhensible.
Concernant le souci de confusion en termes de signes ou de sonorité, ça peut aller très loin. On avait tous vu les baskets Redbox, dont le modèle lui-même était une copie, donc il y avait déjà intention de nuire. J'ai une connaissance qui avait déposé Alina Key pour ses vêtements et s'était fait rembarrer par Alicia Keys. Dans mon cas, c'est un peu comme les verbes CREER et CRIER ; j'ai envie de dire, faut vraiment être né dans la génération "sa va" pour les confondre.
L'important est de voir une marque dans son ensemble, sans se limiter aux classes déposées. En effet, toutes les marques liées à des boutiques en propre déposent la classe 35, qui correspond aux actions commerciales. Et si vous prenez une marque comme Freegun qui a commencé avec les sous-vêtements, ils ont enchaîné avec de la bagagerie, des fringues et de la papeterie.
La question à laquelle je n'ai pas de réponse est : dans le cadre d'une marque antérieure, avec laquelle il y a eu complète coexistence jusqu'à présent, si celle-ci est rachetée par une marque postérieure, qui gagne ?
Le principe de base est : "Premier arrivé, premier servi, et tant pis pour les autres", aussi appelé "Principe d'antériorité".
J'ai donc eu la confirmation que, malgré son non-enregistrement en tant que marque, une dénomination inscrite au Registre du Commerce a une valeur d'antériorité. Ce n'est pas le cas pour un nom de domaine seul, et l'achat d'un nom de domaine dans le but de le revendre (genre $888 pour idjy.com) est considéré comme répréhensible.
Concernant le souci de confusion en termes de signes ou de sonorité, ça peut aller très loin. On avait tous vu les baskets Redbox, dont le modèle lui-même était une copie, donc il y avait déjà intention de nuire. J'ai une connaissance qui avait déposé Alina Key pour ses vêtements et s'était fait rembarrer par Alicia Keys. Dans mon cas, c'est un peu comme les verbes CREER et CRIER ; j'ai envie de dire, faut vraiment être né dans la génération "sa va" pour les confondre.
L'important est de voir une marque dans son ensemble, sans se limiter aux classes déposées. En effet, toutes les marques liées à des boutiques en propre déposent la classe 35, qui correspond aux actions commerciales. Et si vous prenez une marque comme Freegun qui a commencé avec les sous-vêtements, ils ont enchaîné avec de la bagagerie, des fringues et de la papeterie.
La question à laquelle je n'ai pas de réponse est : dans le cadre d'une marque antérieure, avec laquelle il y a eu complète coexistence jusqu'à présent, si celle-ci est rachetée par une marque postérieure, qui gagne ?
jeudi 7 novembre 2013
Affaire Petit-pois vs. Pastèque (Ep. 1)
Tout commença à la fin des années 1990, quand la petite Eve découvrit Beignets de tomates vertes sur M6, et son héroïne Idgie. Coup de foudre idéologique, elle s'approprie donc le pseudo "Idjy". Quand on lui demande sur Caramail ce qu'il signifie, elle répond : "Ce sont mes initiales !" mais prononcées à l'Anglaise.
En 2002, un chanceux reçoit pour son anniversaire le premier caleçon réversible (noir avec des tomates et bleu avec des fleurs Hawaïennes) qui porte le sigle EG, brodé à la ceinture.
Idjy est un pseudonyme, un complémentaire surtout. Il est dans le Souffle (mais ça, je l'ai découvert avec les Lettres Hébraïques).
Je l'utilise dès que j'en ai l'occasion, quand le pseudo "Eve" est déjà pris sur les forums. Au début, nous étions 3 référencés sur Google : moi, un cheval et une "Princess Idjy" aux Etats-Unis. Puis il y a eu un alien, un rappeur Africain et un chien de race reproducteur.
Quand j'ai créé mon autoentreprise en 2009, j'ai pensé "IDJY", mais l'enregistrement se faisait forcément sous le nom complet de la personne physique. C'est donc quand je suis passée en EURL, avec l'intention de continuer mon activité et d'ouvrir une boutique en-ligne qu'est vraiment née "Idjy".
N'ayant pas les fonds en 2011, j'ai attendu pour déposer la marque. Je l'ai finalement fait durant l'été 2013. Et là...
Mise en demeure d'un grand cabinet d'avocats au nom d'un grand groupe, qui me demande non-seulement de renoncer à la marque, mais aussi aux dénominations sociale et commerciale de mon entreprise... le tout sous 15 jours au risque d'être accusée de contrefaçon et d'écoper de 4 ans de prison et de 400 000€ d'amende.
Bien sûr, il est écrit "CONFIDENTIEL", donc je ne peux pas révéler qui ou quoi (on pourrait m'accuser de diffamation !) ; quand je pense que j'avais postulé chez eux...
J'ai donc effectué des recherches...
En 2002, un chanceux reçoit pour son anniversaire le premier caleçon réversible (noir avec des tomates et bleu avec des fleurs Hawaïennes) qui porte le sigle EG, brodé à la ceinture.
Idjy est un pseudonyme, un complémentaire surtout. Il est dans le Souffle (mais ça, je l'ai découvert avec les Lettres Hébraïques).
Je l'utilise dès que j'en ai l'occasion, quand le pseudo "Eve" est déjà pris sur les forums. Au début, nous étions 3 référencés sur Google : moi, un cheval et une "Princess Idjy" aux Etats-Unis. Puis il y a eu un alien, un rappeur Africain et un chien de race reproducteur.
Quand j'ai créé mon autoentreprise en 2009, j'ai pensé "IDJY", mais l'enregistrement se faisait forcément sous le nom complet de la personne physique. C'est donc quand je suis passée en EURL, avec l'intention de continuer mon activité et d'ouvrir une boutique en-ligne qu'est vraiment née "Idjy".
N'ayant pas les fonds en 2011, j'ai attendu pour déposer la marque. Je l'ai finalement fait durant l'été 2013. Et là...
Mise en demeure d'un grand cabinet d'avocats au nom d'un grand groupe, qui me demande non-seulement de renoncer à la marque, mais aussi aux dénominations sociale et commerciale de mon entreprise... le tout sous 15 jours au risque d'être accusée de contrefaçon et d'écoper de 4 ans de prison et de 400 000€ d'amende.
Bien sûr, il est écrit "CONFIDENTIEL", donc je ne peux pas révéler qui ou quoi (on pourrait m'accuser de diffamation !) ; quand je pense que j'avais postulé chez eux...
J'ai donc effectué des recherches...
mardi 5 novembre 2013
Affaire Albatros Manchot (Epilogue)
Neuf mois après, et sans autre relance, je prends rendez-vous à l'URSSAF pour savoir ce que je vais VRAIMENT devoir payer.
Verdict : rien, en fait il va même y avoir un remboursement.
Il semble que le forfait de 2600€ demandé comme régularisation pour 2011 ait été une erreur parce qu'ils n'avaient pas reçu ma déclaration de revenus sur l'année (attention, ce n'est pas la n°2042 des particuliers).
Je leur ai donc fait un courrier en contentieux pour le remboursement des frais d'huissier.
Le peu de cotisations que j'ai eu à payer depuis la création de mon entreprise vient du fait que la CIPAV m'a enregistré comme autoentrepreneur (vu que j'ai gardé le même numéro de SIREN comme personne physique) ; le RSI vient de me demander 945€.
Si je compte le remboursement de 636€, je me porte plutôt bien !
Affaire classée !!!
Verdict : rien, en fait il va même y avoir un remboursement.
Il semble que le forfait de 2600€ demandé comme régularisation pour 2011 ait été une erreur parce qu'ils n'avaient pas reçu ma déclaration de revenus sur l'année (attention, ce n'est pas la n°2042 des particuliers).
Je leur ai donc fait un courrier en contentieux pour le remboursement des frais d'huissier.
Le peu de cotisations que j'ai eu à payer depuis la création de mon entreprise vient du fait que la CIPAV m'a enregistré comme autoentrepreneur (vu que j'ai gardé le même numéro de SIREN comme personne physique) ; le RSI vient de me demander 945€.
Si je compte le remboursement de 636€, je me porte plutôt bien !
Affaire classée !!!
samedi 6 avril 2013
Des noeuds de cravate originaux
J'aime la cravate.
Bien que ce soit à l'origine un symbole de soumission de la part d'un serf à son seigneur, littéralement une corde au cou, la cravate, c'est cool !
Je me souviens qu'en 1999, je portais à moitié-dénouée une cravate marine et rouge emprunter à mon banquier-retraité de grand-père. Puis Britney m'a copié. Comme avec les chemises à manchettes...
Le souci, c'est qu'on a vite fait le tour des noeuds de cravate, en simple ou double, chez les prestataires informatiques ou chez les dandy.
Mais là, je suis tombée sur un gars qui fait des vidéos parce qu'il aime la cravate. Voici quelques perles à vous passer au cou...
Vous aurez compris qu'il n'est plus question de se contenter du noeud de base, même en version 15 secondes chrono.
Bien que ce soit à l'origine un symbole de soumission de la part d'un serf à son seigneur, littéralement une corde au cou, la cravate, c'est cool !
Je me souviens qu'en 1999, je portais à moitié-dénouée une cravate marine et rouge emprunter à mon banquier-retraité de grand-père. Puis Britney m'a copié. Comme avec les chemises à manchettes...
Le souci, c'est qu'on a vite fait le tour des noeuds de cravate, en simple ou double, chez les prestataires informatiques ou chez les dandy.
Mais là, je suis tombée sur un gars qui fait des vidéos parce qu'il aime la cravate. Voici quelques perles à vous passer au cou...
mardi 2 avril 2013
De l'art de l'intuition et de voir le verre à moitié plein
Cette journée, on me l'a promise comme étant une "grooosse journée", comprenez une journée prometteuse de celles qui vous débloque une vie et dessinent la suite. Sauf que...
Sauf que mon intuition, tous warnings au vent, m'a fait cadeau au réveil d'une splendide boule au ventre. C'est sûr, rien allait se passer comme dans un doux songe.
C'est d'abord ma voiture qui a décidé de faire un bruit métallique, coûts des réparations ? Oh, une bagatelle ! 750 euros ! Il s'agit d'une "grooosse opération".
Je me dis "Reste positive Ginette (Ginette est mon nom de scène), vois le verre à moitié plein, tu vas avoir ta prime annuelle à la fin de la semaine ! Okay, il n'est pas écrit dans ton karma que tu seras riche, mais tu pourrais être en galère de voiture ET de thunes !". Et je me rends à mon travail, forte de l'idée que ça va aller.
Le rendez-vous sur mon avenir est d'abord décalé. "Vous comprenez Aurore (NB : mon vrai prénom), il y a ces "groooos points bloquants" qui sont plus importants". Plus importants ? Je tourne en dérision que mon sort à de l'importance et à ce moment là je pèse mes mots. Car tenez-vous le pour dit : dans tout humour se cache au moins une demie vérité ! Soit, le point est décalé. "Avant de vous proposer un CDI, il vous faudra faire vos preuves jusqu'en juillet" et moi, de plus en plus fébrile, "Parce que depuis 14 mois, vous n'avez pas eu le temps de vous faire une idée ?". Et puis voila, l'affaire est réglée. Et je me dis, ça ne peut pas en rester là, ça va aller.
Mon dossier est enfin passé pour un logement digne de ce nom. Avec l'homme, on a des projets, de vie, de famille et il part en éclaireur visiter la maison. Tout va bien se passer puisque j'ai droit à ma prime. Enfin l'horizon se dégage et nous allons avoir chaud l'hiver, mais aussi vivre nos rêves ! Quelle chance, c'est sûr maintenant, ça va aller ! Excepté qu'à cela...
Et bien, à cela... se rajoute, une "grooosse décision" de notre direction. Sur 2013, les primes sont sucrées (oui, comme les fraises, avec le même geste crispé) pour ces couillons de CDD, de longue date de préférence, qui pensent avoir participé au CA de la-dite entreprise, assumé les mêmes responsabilités que les collègues (voire plus en fonction du-dit collègue), pris des baffes verbales comme la bande, paye des impôts comme les autres, et ne vient plus bosser en petit poney depuis que c'est interdit ! Bref, qui se retrouvent dans une "grooosse merde" ! Oui mais voila...
Oui mais voila ! La couillonne de CDD que je suis, elle en a marre de vivre sa vie au rabais, à coups de précarité et de projets sans cesse repoussés ! Elle entre en "grooosse guerre" !
La prochaine fois que mon intuition me fait cadeau de cette boule ramifiée, je simule une "grooosse appendicite", qu'on se le dise !
Sauf que mon intuition, tous warnings au vent, m'a fait cadeau au réveil d'une splendide boule au ventre. C'est sûr, rien allait se passer comme dans un doux songe.
C'est d'abord ma voiture qui a décidé de faire un bruit métallique, coûts des réparations ? Oh, une bagatelle ! 750 euros ! Il s'agit d'une "grooosse opération".
Je me dis "Reste positive Ginette (Ginette est mon nom de scène), vois le verre à moitié plein, tu vas avoir ta prime annuelle à la fin de la semaine ! Okay, il n'est pas écrit dans ton karma que tu seras riche, mais tu pourrais être en galère de voiture ET de thunes !". Et je me rends à mon travail, forte de l'idée que ça va aller.
Le rendez-vous sur mon avenir est d'abord décalé. "Vous comprenez Aurore (NB : mon vrai prénom), il y a ces "groooos points bloquants" qui sont plus importants". Plus importants ? Je tourne en dérision que mon sort à de l'importance et à ce moment là je pèse mes mots. Car tenez-vous le pour dit : dans tout humour se cache au moins une demie vérité ! Soit, le point est décalé. "Avant de vous proposer un CDI, il vous faudra faire vos preuves jusqu'en juillet" et moi, de plus en plus fébrile, "Parce que depuis 14 mois, vous n'avez pas eu le temps de vous faire une idée ?". Et puis voila, l'affaire est réglée. Et je me dis, ça ne peut pas en rester là, ça va aller.
Mon dossier est enfin passé pour un logement digne de ce nom. Avec l'homme, on a des projets, de vie, de famille et il part en éclaireur visiter la maison. Tout va bien se passer puisque j'ai droit à ma prime. Enfin l'horizon se dégage et nous allons avoir chaud l'hiver, mais aussi vivre nos rêves ! Quelle chance, c'est sûr maintenant, ça va aller ! Excepté qu'à cela...
Et bien, à cela... se rajoute, une "grooosse décision" de notre direction. Sur 2013, les primes sont sucrées (oui, comme les fraises, avec le même geste crispé) pour ces couillons de CDD, de longue date de préférence, qui pensent avoir participé au CA de la-dite entreprise, assumé les mêmes responsabilités que les collègues (voire plus en fonction du-dit collègue), pris des baffes verbales comme la bande, paye des impôts comme les autres, et ne vient plus bosser en petit poney depuis que c'est interdit ! Bref, qui se retrouvent dans une "grooosse merde" ! Oui mais voila...
Oui mais voila ! La couillonne de CDD que je suis, elle en a marre de vivre sa vie au rabais, à coups de précarité et de projets sans cesse repoussés ! Elle entre en "grooosse guerre" !
La prochaine fois que mon intuition me fait cadeau de cette boule ramifiée, je simule une "grooosse appendicite", qu'on se le dise !
mercredi 23 janvier 2013
Mariage pour tous, le débat qui préfère la peur à la raison
Hier, nous avons eu un vrai débat avec une inconnue, sur le sujet. Je me suis rendue compte que je n'avais jamais cherché plus loin, cherché des détails qui pourraient faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Au final, j'ai découvert qu'une seule loi ne pourrait pas tout faire.
Tout d'abord, la loi actuelle permet toujours de se marier entre cousins, mais il est clairement énoncé "pas entre personnes de même sexe".
L'important est de rappeler que le mariage religieux n'a pas vocation à intégrer le débat, car le mariage religieux n'a aucune valeur sur le plan administratif. D'ailleurs, on ne peut pas être marié devant Dieu sans être marié devant le Maire (ou assimilé). Le débat devrait donc se limiter à la démarche purement civile et laisser le petit Jésus faire la sieste tranquillement.
Quelle est la différence entre le mariage civil et le PACS ? Le sexe, et le fait qu'un PACS ne crée pas une Famille (avec Livret pour le prouver). Oui, au PACS aussi on vous met la honte en citant vos 25 prénoms hérités de vos 32 grand-parents et/ou d'un film de science-fiction vieux de 30 ans.
Ce qui peut déranger le Français, têtu et accroché à ses Traditions, est que le Mariage est une véritable institu... On est d'accord : plus personne ici n'y croit. Le mariage civil c'est 15 minutes et une photo devant la porte à la sortie, et vous n'avez pas besoin de plus pour avoir le droit de faire chier l'autre jusqu'à ce que l'un des deux parte (par la porte ou le tunnel lumineux).
Une fois compris ça, on va nous parler d'adoption.
L'adoption est déjà une galère en soi. On n'adopte pas un enfant comme on adopte un chien. Tous les couples qui ont fait les 2 à 3 ans de démarches le savent (et ceux qui ont rompu une semaine après avoir adopté un chihuahua, aussi).
Si nous parlions simplement de l'autorisation d'adopter l'enfant de son conjoint, c'est à dire d'avoir une autorité sur celui-ci, ou plutôt une autorisation de pouvoir en prendre soin en l'absence de son parent biologique.
J'ai vu des couples homos de 10 ans, dont l'enfant s'est retrouvé à l'hôpital, obligé d'attendre que le grand-père, qui vit à une heure de route, arrive alors que sa maman non-reconnue attendait depuis des heures dans une salle à l'extérieur, car elle n'avait pas le droit de le voir ou de le ramener à la maison. L'enfant, dans tout ça, pleurait pour qu'on le laisse voir sa maman n°2.
Limitons-nous à offrir cette première possibilité : le droit d'agir pour le bien d'un enfant qu'on aime, dans la vie de tous les jours.
L'adoption à l'étranger, la procréation médicalement assistée... On sait déjà faire des bébés toutes seules via l'insémination artisanale ; pourquoi se leurrer ?
Un enfant n'a pas besoin d'un papa et d'une maman. Beaucoup n'ont jamais eu de vrai l'un ou l'autre : absence volontaire ou professionnelle, incompréhension, rejet, divorce... Un enfant a juste besoin d'amour ! Moi, j'ai eu une Maman et un chat, et un père le weekend. Et je ne pense pas être devenue une lesbienne du lundi au vendredi, hétéro les samedi et dimanche, pour autant.
Grandir dans un environnement heureux est le plus important. Après, il y a sain et sain : je préfère largement deux personnes de même sexe qui s'aiment et se le prouvent, qu'un couple traditionnel qui se déteste mais tient pour des raisons d'image et "pour le bien des enfants"... Les enfants sont jeunes, pas aveugles, et (en général) pas trop cons...
Donc, par pitié, examinez tout ceci petit bout par petit bout. Dissociez l'acte de mariage, des droits des époux.
Sur ce, si vous le permettez, je vais aller préparer ma participation à la prochaine manifestation, afin qu'une femme soit enfin autorisée à porter un pantalon sans avoir à tenir un guidon de vélo ou les rennes d'un cheval.
D'ailleurs, si quelqu'un organise une marche pour qu'on n'ait plus besoin d'avoir une botte de paille chez soi au cas où le Roi décide de passer, ça m'arrangerait : mon studio fait un peu campagne...
Il se peut que j'aie dit une ou deux bêtises ; Légifrance est un peu brouillon lorsqu'il s'agit de faire la différence entre les Codes, et de trouver ce que vous cherchez quand vous êtes un civil de base...
Tout d'abord, la loi actuelle permet toujours de se marier entre cousins, mais il est clairement énoncé "pas entre personnes de même sexe".
L'important est de rappeler que le mariage religieux n'a pas vocation à intégrer le débat, car le mariage religieux n'a aucune valeur sur le plan administratif. D'ailleurs, on ne peut pas être marié devant Dieu sans être marié devant le Maire (ou assimilé). Le débat devrait donc se limiter à la démarche purement civile et laisser le petit Jésus faire la sieste tranquillement.
Quelle est la différence entre le mariage civil et le PACS ? Le sexe, et le fait qu'un PACS ne crée pas une Famille (avec Livret pour le prouver). Oui, au PACS aussi on vous met la honte en citant vos 25 prénoms hérités de vos 32 grand-parents et/ou d'un film de science-fiction vieux de 30 ans.
Ce qui peut déranger le Français, têtu et accroché à ses Traditions, est que le Mariage est une véritable institu... On est d'accord : plus personne ici n'y croit. Le mariage civil c'est 15 minutes et une photo devant la porte à la sortie, et vous n'avez pas besoin de plus pour avoir le droit de faire chier l'autre jusqu'à ce que l'un des deux parte (par la porte ou le tunnel lumineux).
Une fois compris ça, on va nous parler d'adoption.
L'adoption est déjà une galère en soi. On n'adopte pas un enfant comme on adopte un chien. Tous les couples qui ont fait les 2 à 3 ans de démarches le savent (et ceux qui ont rompu une semaine après avoir adopté un chihuahua, aussi).
Si nous parlions simplement de l'autorisation d'adopter l'enfant de son conjoint, c'est à dire d'avoir une autorité sur celui-ci, ou plutôt une autorisation de pouvoir en prendre soin en l'absence de son parent biologique.
J'ai vu des couples homos de 10 ans, dont l'enfant s'est retrouvé à l'hôpital, obligé d'attendre que le grand-père, qui vit à une heure de route, arrive alors que sa maman non-reconnue attendait depuis des heures dans une salle à l'extérieur, car elle n'avait pas le droit de le voir ou de le ramener à la maison. L'enfant, dans tout ça, pleurait pour qu'on le laisse voir sa maman n°2.
Limitons-nous à offrir cette première possibilité : le droit d'agir pour le bien d'un enfant qu'on aime, dans la vie de tous les jours.
L'adoption à l'étranger, la procréation médicalement assistée... On sait déjà faire des bébés toutes seules via l'insémination artisanale ; pourquoi se leurrer ?
Un enfant n'a pas besoin d'un papa et d'une maman. Beaucoup n'ont jamais eu de vrai l'un ou l'autre : absence volontaire ou professionnelle, incompréhension, rejet, divorce... Un enfant a juste besoin d'amour ! Moi, j'ai eu une Maman et un chat, et un père le weekend. Et je ne pense pas être devenue une lesbienne du lundi au vendredi, hétéro les samedi et dimanche, pour autant.
Grandir dans un environnement heureux est le plus important. Après, il y a sain et sain : je préfère largement deux personnes de même sexe qui s'aiment et se le prouvent, qu'un couple traditionnel qui se déteste mais tient pour des raisons d'image et "pour le bien des enfants"... Les enfants sont jeunes, pas aveugles, et (en général) pas trop cons...
Donc, par pitié, examinez tout ceci petit bout par petit bout. Dissociez l'acte de mariage, des droits des époux.
Sur ce, si vous le permettez, je vais aller préparer ma participation à la prochaine manifestation, afin qu'une femme soit enfin autorisée à porter un pantalon sans avoir à tenir un guidon de vélo ou les rennes d'un cheval.
D'ailleurs, si quelqu'un organise une marche pour qu'on n'ait plus besoin d'avoir une botte de paille chez soi au cas où le Roi décide de passer, ça m'arrangerait : mon studio fait un peu campagne...
Il se peut que j'aie dit une ou deux bêtises ; Légifrance est un peu brouillon lorsqu'il s'agit de faire la différence entre les Codes, et de trouver ce que vous cherchez quand vous êtes un civil de base...
dimanche 20 janvier 2013
Réalité ou fiction, ou comment s'inspirer de sa vie sans que ça se voie
J'ai foiré.
J'ai cité un exemple précis (mais pas de nom) et maintenant on me déteste encore plus.
Difficile que de savoir comment écrire des trucs justes, qui peuvent aider les personnes qui le lisent (parce que même s'il y a une première partie "Contexte de pourquoi j'écris ce truc", il y a ensuite une analyse et un mot en gras qui est important), et qui ne sont donc pas les personnes dont je parle (je préfère le leur dire en direct), en offrant des exemples parfois extrêmes, tirés de plusieurs situations différentes, en évitant de mettre partout des petites étoiles pour dire "non mais en fait c'est pas les mêmes gens ; personne n'est capable de cumuler autant de soucis d'un coup sans que ça explose".
Je commence à écrire quand j'en ai marre de voir encore et encore cette même situation dans mon entourage, afin de pouvoir peut-être, un jour, éviter à quelqu'un les déboires associés.
Dans cet exemple précis, le couple a pris pour lui absolument tout ce que je disais (et, il semblerait, pas-littéralement l'adjectif fêlé). J'avoue, ça peut porter à confusion très facilement. Ce n'était pas le but. Encore. Fuck...
Donc, même si dans les faits mon action (écrire) a été utile (à commencer par Me permettre de sortir ces maux), ça remet de l'huile sur le feu... feu qui est relativement circonscrit, et qui, étrangement, fait que certaines personnes PAS DU TOUT LIÉES au truc, se posent des questions sur leur couple et discutent, enfin !!!
Donc ici, je cherche un moyen de parler de mes expériences, et d'une manière de parler des situations dans lesquelles je suis impliquée, mais sans en parler du tout... Si je passais directement à la partie analyse, on me demanderait d'où je sors ces conseils, où est mon diplôme de psy, depuis quand j'ai 50 ans d'expérience... (ce qui a été le cas pour d'anciens articles)
On en revient au fait qu'un blog, c'est une fenêtre ouverte sur une vie. Cette fenêtre ne devrait pas être accessible aux amis, parce que l'implication émotionnelle est trop forte, les vies sont trop proches. On ne peut pas être à la fois le prof et l'ami de l'élève. On ne peut pas dire certaines choses sans blesser la moindre personne sur cette Terre.
Au final, le plus simple serait encore d'écrire des nouvelles érotiques, mais on pourrait croire que ce n'est pas de la fiction...
P.S. : quand les excuses ne sont pas entendues / ne suffisent pas, et qu'il est si difficile de communiquer qu'on ne peut même pas savoir ce que l'autre attend, on se lasse et on passe à autre chose, triste de devoir laisser tomber ; je doute que vous puissiez un jour lire l'épilogue (espéré heureux) de cette histoire.
J'ai cité un exemple précis (mais pas de nom) et maintenant on me déteste encore plus.
Difficile que de savoir comment écrire des trucs justes, qui peuvent aider les personnes qui le lisent (parce que même s'il y a une première partie "Contexte de pourquoi j'écris ce truc", il y a ensuite une analyse et un mot en gras qui est important), et qui ne sont donc pas les personnes dont je parle (je préfère le leur dire en direct), en offrant des exemples parfois extrêmes, tirés de plusieurs situations différentes, en évitant de mettre partout des petites étoiles pour dire "non mais en fait c'est pas les mêmes gens ; personne n'est capable de cumuler autant de soucis d'un coup sans que ça explose".
Je commence à écrire quand j'en ai marre de voir encore et encore cette même situation dans mon entourage, afin de pouvoir peut-être, un jour, éviter à quelqu'un les déboires associés.
Dans cet exemple précis, le couple a pris pour lui absolument tout ce que je disais (et, il semblerait, pas-littéralement l'adjectif fêlé). J'avoue, ça peut porter à confusion très facilement. Ce n'était pas le but. Encore. Fuck...
Donc, même si dans les faits mon action (écrire) a été utile (à commencer par Me permettre de sortir ces maux), ça remet de l'huile sur le feu... feu qui est relativement circonscrit, et qui, étrangement, fait que certaines personnes PAS DU TOUT LIÉES au truc, se posent des questions sur leur couple et discutent, enfin !!!
Donc ici, je cherche un moyen de parler de mes expériences, et d'une manière de parler des situations dans lesquelles je suis impliquée, mais sans en parler du tout... Si je passais directement à la partie analyse, on me demanderait d'où je sors ces conseils, où est mon diplôme de psy, depuis quand j'ai 50 ans d'expérience... (ce qui a été le cas pour d'anciens articles)
On en revient au fait qu'un blog, c'est une fenêtre ouverte sur une vie. Cette fenêtre ne devrait pas être accessible aux amis, parce que l'implication émotionnelle est trop forte, les vies sont trop proches. On ne peut pas être à la fois le prof et l'ami de l'élève. On ne peut pas dire certaines choses sans blesser la moindre personne sur cette Terre.
Au final, le plus simple serait encore d'écrire des nouvelles érotiques, mais on pourrait croire que ce n'est pas de la fiction...
P.S. : quand les excuses ne sont pas entendues / ne suffisent pas, et qu'il est si difficile de communiquer qu'on ne peut même pas savoir ce que l'autre attend, on se lasse et on passe à autre chose, triste de devoir laisser tomber ; je doute que vous puissiez un jour lire l'épilogue (espéré heureux) de cette histoire.
vendredi 18 janvier 2013
Communication sans filtres, ou comment j'ai du mal à parler avec les Humains
Très chers amis, ne me présentez pas votre moitié, au risque de vous retrouver obligés de déballer rapidement toute une série de choses que vous ne souhaitiez pas voir ressurgir. En gros, je vous pousse involontairement à sortir les points noir avant qu'ils se transforment en abcès, pour éclater le jour où vous avec 2 gosses et un labrador.
J'ai appris, quasiment un an après les faits, que j'avais (presque) ruiné un jeune couple. En effet, la (charmante) demoiselle m'avait demandé de ne pas divulguer ce que je savais de son passé de célibataire exaltée. J'ai donc dit, je ne sais plus où dans la conversation, que je ne parlerai pas du Fight Club (ou un truc du genre). Jeune, jolie, assumée... Môsieur (charmant aussi) s'est fait des films au point qu'elle a dû tout déballer pour le rassurer.
Oui, je sais, ça énerve, et ça prend du temps. Si maintenant je vous dis : "A toute chose, malheur est bon", je risque de me prendre une tarte. Il me faut un protège-dents. Et un casque. Et un gilet pare-balles.
On en arrive donc à cette histoire de filtre.
Ce qu'il faut dire, ou pas. Ce qui es socialement acceptable. Ce qui est blessant... Je milite pour pouvoir parler en public de problèmes de règles et autres mycoses sans voir se révulser des yeux tout autour. Le socialement acceptable est donc une notion étrange pour moi.
Concernant ce qui est blessant, je ne devrais pas me sentir concernée, tout simplement parce que je ne dis jamais les choses avec une intention négative envers la personne concernée. Je n'aime pas rabaisser, parce que je n'ai pas besoin de me sentir mieux qu'un-tel pour exister.
Donc oui, je m'excuse si la réception de mes propos se fait d'une manière différente que celle espérée. Sachez que, malgré mes multiples talents, je ne suis pas dans votre tête et je préfère que vous me disiez avec des mots qu'il y a un quelconque souci, au lieu de laisser pourrir la situation. Je suis médium, pas devin !
Après des années à tenter de trouver un moyen de devenir une personne sortable, d'appliquer le fameux multiple tour de langue dans la bouche, de reformuler 3 fois en passant par la traduction en Allemand... il ne me reste plus qu'à faire voeu de silence et/ou abandonner l'idée d'une vie sociale incluant plus de deux êtres humains à la fois.
Vous viendriez en vacances dans ma ferme du Larzac ?
J'ai appris, quasiment un an après les faits, que j'avais (presque) ruiné un jeune couple. En effet, la (charmante) demoiselle m'avait demandé de ne pas divulguer ce que je savais de son passé de célibataire exaltée. J'ai donc dit, je ne sais plus où dans la conversation, que je ne parlerai pas du Fight Club (ou un truc du genre). Jeune, jolie, assumée... Môsieur (charmant aussi) s'est fait des films au point qu'elle a dû tout déballer pour le rassurer.
Oui, je sais, ça énerve, et ça prend du temps. Si maintenant je vous dis : "A toute chose, malheur est bon", je risque de me prendre une tarte. Il me faut un protège-dents. Et un casque. Et un gilet pare-balles.
On en arrive donc à cette histoire de filtre.
Ce qu'il faut dire, ou pas. Ce qui es socialement acceptable. Ce qui est blessant... Je milite pour pouvoir parler en public de problèmes de règles et autres mycoses sans voir se révulser des yeux tout autour. Le socialement acceptable est donc une notion étrange pour moi.
Concernant ce qui est blessant, je ne devrais pas me sentir concernée, tout simplement parce que je ne dis jamais les choses avec une intention négative envers la personne concernée. Je n'aime pas rabaisser, parce que je n'ai pas besoin de me sentir mieux qu'un-tel pour exister.
Donc oui, je m'excuse si la réception de mes propos se fait d'une manière différente que celle espérée. Sachez que, malgré mes multiples talents, je ne suis pas dans votre tête et je préfère que vous me disiez avec des mots qu'il y a un quelconque souci, au lieu de laisser pourrir la situation. Je suis médium, pas devin !
Après des années à tenter de trouver un moyen de devenir une personne sortable, d'appliquer le fameux multiple tour de langue dans la bouche, de reformuler 3 fois en passant par la traduction en Allemand... il ne me reste plus qu'à faire voeu de silence et/ou abandonner l'idée d'une vie sociale incluant plus de deux êtres humains à la fois.
Vous viendriez en vacances dans ma ferme du Larzac ?
lundi 14 janvier 2013
Affaire Albatros Manchot (Ep. Final)
Bon, nous sommes en 2013. J'en ai marre de me prendre la tête.
J'ai reçu plein de lettres contradictoires, de courriers croisés... maintenant, j'attends qu'ils me répondent quelque chose de sensé sur le cas.
En attendant, ils m'ont informé du détails de mes prochaines cotisations, soit zéro €uro tout compris ; comprenne qui pourra !
Et j'en profite pour vous parler rapidement des lettres d'huissier, notamment celles envoyées par les entreprises dont le but est de vous faire payer vos factures (EDF, portable...) :
une lettre d'huissier est toujours envoyée en recommandé avec accusé de réception, sinon ils n'ont aucune preuve que la voisine clépto et dingue de votre corps vous pique votre courrier depuis 1998 pour dormir avec... enfin, de preuve que vous avez bien été informé.
Donc, tant que vous n'avez pas une lettre de relance en recommandé, vous pouvez faire trainer (c'est d'ailleurs amusant de voir qu'au bout de 3 mois ils vous proposent des facilités de paiement ; vivement une réduction de 10€ sur la facture !).
J'ai reçu plein de lettres contradictoires, de courriers croisés... maintenant, j'attends qu'ils me répondent quelque chose de sensé sur le cas.
En attendant, ils m'ont informé du détails de mes prochaines cotisations, soit zéro €uro tout compris ; comprenne qui pourra !
Et j'en profite pour vous parler rapidement des lettres d'huissier, notamment celles envoyées par les entreprises dont le but est de vous faire payer vos factures (EDF, portable...) :
une lettre d'huissier est toujours envoyée en recommandé avec accusé de réception, sinon ils n'ont aucune preuve que la voisine clépto et dingue de votre corps vous pique votre courrier depuis 1998 pour dormir avec... enfin, de preuve que vous avez bien été informé.
Donc, tant que vous n'avez pas une lettre de relance en recommandé, vous pouvez faire trainer (c'est d'ailleurs amusant de voir qu'au bout de 3 mois ils vous proposent des facilités de paiement ; vivement une réduction de 10€ sur la facture !).
jeudi 10 janvier 2013
Etre heureux en couple
Qu'est-ce qu'un couple heureux ? Peut-on être heureux seul, dans un couple ? Peut-on être à deux ET heureux en couple ?
Le couple, c'est une norme sociale. C'est une question de concessions. C'est aussi une question d'équilibre entre les désirs, les capacités et la psychologie de sa moitié.
Quelle est la clé du bonheur dans un couple ? La discussion.
On dirait que c'est simple, mais c'est le plus difficile.
Un couple, c'est plusieurs esprits qui ne sont pas Edward Cullen et qui ne peuvent donc pas lire dans les pensées de l'autre. Rappelez-vous bien ceci : l'autre ne peut pas deviner ce que vous attendez de lui tout le temps !
Vous devez pouvoir parler de tout, absolument tout, surtout si vous vivez ensemble. Combien de couples se sont déchiré pour des questions débiles, souvent liées au sexe (quand chacun vous confie que le sexe c'est pas ça et que c'est forcément la faute de l'autre, vous hésitez entre pleurer et éclater de rire).
Bon, encore faut-il que vous sachiez ce que vous aimez... mais c'est une autre histoire.
De manière plus terre-à-terre, voire complètement gore : n'invoquez pas le mal de tête, mais dites-lui carrément que vous avez des hémorroïdes et que c'est pour cette raison que vous n'avez jamais tenté le massage prostatique !
Expliquez-lui que vous avez besoin de 10 minutes de plus avant d'avoir assez chaud pour éviter de vous finir dans la cuisine pendant qu'il prend sa douche !
N'attendez pas qu'il y ait un abcès à percer ; sortez les points noirs un par un. (Oui, je sais que c'est gore, mais vous ne retenez rien sinon).
Organisez-vous donc une soirée canap' sans TV, avec un fond de musique, portables éteints, un petit verre à la main, et parlez. Parlez de vous, de vos ressentis, à la première personne : "Je me sens mal quand je te vois faire ça... ça me rappelle mon enfance..." est plus efficace que "Arrêtes de faire ça tu m'énerves".
...d'où la position assise et l'alcool, pour le courage.
Le couple, c'est une norme sociale. C'est une question de concessions. C'est aussi une question d'équilibre entre les désirs, les capacités et la psychologie de sa moitié.
Quelle est la clé du bonheur dans un couple ? La discussion.
On dirait que c'est simple, mais c'est le plus difficile.
Un couple, c'est plusieurs esprits qui ne sont pas Edward Cullen et qui ne peuvent donc pas lire dans les pensées de l'autre. Rappelez-vous bien ceci : l'autre ne peut pas deviner ce que vous attendez de lui tout le temps !
Vous devez pouvoir parler de tout, absolument tout, surtout si vous vivez ensemble. Combien de couples se sont déchiré pour des questions débiles, souvent liées au sexe (quand chacun vous confie que le sexe c'est pas ça et que c'est forcément la faute de l'autre, vous hésitez entre pleurer et éclater de rire).
Bon, encore faut-il que vous sachiez ce que vous aimez... mais c'est une autre histoire.
De manière plus terre-à-terre, voire complètement gore : n'invoquez pas le mal de tête, mais dites-lui carrément que vous avez des hémorroïdes et que c'est pour cette raison que vous n'avez jamais tenté le massage prostatique !
Expliquez-lui que vous avez besoin de 10 minutes de plus avant d'avoir assez chaud pour éviter de vous finir dans la cuisine pendant qu'il prend sa douche !
N'attendez pas qu'il y ait un abcès à percer ; sortez les points noirs un par un. (Oui, je sais que c'est gore, mais vous ne retenez rien sinon).
Organisez-vous donc une soirée canap' sans TV, avec un fond de musique, portables éteints, un petit verre à la main, et parlez. Parlez de vous, de vos ressentis, à la première personne : "Je me sens mal quand je te vois faire ça... ça me rappelle mon enfance..." est plus efficace que "Arrêtes de faire ça tu m'énerves".
...d'où la position assise et l'alcool, pour le courage.
mardi 8 janvier 2013
Briseuse de couple, pour le meilleur
On ne m'avait jamais traitée de briseuse de couple.
Il est vrai que j'ai fait une entrée fracassante dans leur vie. Il est vrai que ça m'a fait bizarre de me faire inviter dans la maison familiale pour les vacances. Il est vrai que j'ai été vraiment gentille, tentant de respecter au maximum le territoire de chacun (oui, comme les chats).
Le fait est qu'un couple, ça ne se brise pas tout seul. Il faut qu'il soit déjà un peu fissuré, voire carrément fêlé pour que ça saute avec le pop extérieur.
J'en entends déjà qui pensent "salope". J'ai vécu la situation dans presque tous les rôles disponibles, alors je sais très bien ce que je fais, quelles sont les limites, quels mots vont remonter le moral et j'assume mes actes.
Ce que cette charmante jeune femme m'a dit est simple : "Tu t'es immiscé dans un couple qui était heureux avant que tu arrives !".
Mêêêp !
Je ne sais pas quelle est votre définition d'un couple heureux.
Beaucoup de couples vont. Mes grand-parents vont depuis 50 ans : ils se tapent sur les nerfs, ne se supportent plus, mais vivent ensemble et partagent les tâches en râlant conjointement.
Il y a des couples qui vont bien : ils passent de bons moments, le sexe (ciment du couple) est satisfaisant et ils tâchent conjointement.
Il y a aussi les couples (souvent récents) qui vont très bien, baisant comme des lapins le dimanche de Pâques, découvrant les goûts de l'un et de l'autre et tirant beaucoup plus de positif que de négatif de la relation.
Un couple heureux, mais VRAIMENT heureux, je n'en ai pas vu beaucoup. Ceux-là ont appris à discuter, de tout, et n'attendent pas que l'abcès soit énorme pour l'exploser. La clé est là.
Dans le cas présent, ayant la demoiselle au téléphone, elle m'a demandé de lui dire que j'avais pris mon pied avec son homme. Peu importe les faits, elle voulait l'entendre, donc je le lui ai dit. Dire non aurait été amusant, parce que vous vous retrouvez comme une conne, regardant votre mec : "Je savais que t'étais nul au pieu, même si je le savais pas ! C'est ta faute !!!". Et après, vous raccrochez automatiquement et rentrez chez votre mère.
Elle a donc enchaîné en me demandant comment c'était possible, parce qu'avec elle, le sexe, c'était pas ça.
Aha ! Nous y voilà...
Le fait est que le môsieur en question m'a dit exactement la même chose.
Imaginez un instant qu'ils aient dis-cu-té au lieu de tirer sur la chèvre postale (le bouc émissaire, quoi). Un couple sauvé. Une offrande au Dieu du Sexe Bien Fait. Une augmentation des ventes de clopes et de glace en pot de 500mL. Tout le monde il est content !
Bien sûr, le sexe n'est en général pas le seul problème.
J'ai appris que, souvent, le couple finit par se transformer en amis, confidents voire colocataires. L'important est de regarder le tout avec du recul votre relation vous apporte-t-elle toujours plus de positif que de négatif ? Quand vous rentrez dans votre couple, vous sentez-vous mieux qu'au boulot ? Pouvez-vous vous reposer sur et avec votre conjoint sans le forcer ?
Si la réponse est non, en effet, c'est difficile d'avoir le courage de repartir à l'aventure, de risquer de se planter, de se jeter dans l'inconnu, de devoir tout recommencer, reconstruire... Je ne vous incite pas à tromper. Je vous incite à vous exprimer et à l'envoyer chier si vous supportez depuis des années, sans broncher, un truc qui vous horripile !
Ah... C'est tellement simple de juste se plaindre et de ne rien faire pour que ça change...
Il est vrai que j'ai fait une entrée fracassante dans leur vie. Il est vrai que ça m'a fait bizarre de me faire inviter dans la maison familiale pour les vacances. Il est vrai que j'ai été vraiment gentille, tentant de respecter au maximum le territoire de chacun (oui, comme les chats).
Le fait est qu'un couple, ça ne se brise pas tout seul. Il faut qu'il soit déjà un peu fissuré, voire carrément fêlé pour que ça saute avec le pop extérieur.
J'en entends déjà qui pensent "salope". J'ai vécu la situation dans presque tous les rôles disponibles, alors je sais très bien ce que je fais, quelles sont les limites, quels mots vont remonter le moral et j'assume mes actes.
Ce que cette charmante jeune femme m'a dit est simple : "Tu t'es immiscé dans un couple qui était heureux avant que tu arrives !".
Mêêêp !
Je ne sais pas quelle est votre définition d'un couple heureux.
Beaucoup de couples vont. Mes grand-parents vont depuis 50 ans : ils se tapent sur les nerfs, ne se supportent plus, mais vivent ensemble et partagent les tâches en râlant conjointement.
Il y a des couples qui vont bien : ils passent de bons moments, le sexe (ciment du couple) est satisfaisant et ils tâchent conjointement.
Il y a aussi les couples (souvent récents) qui vont très bien, baisant comme des lapins le dimanche de Pâques, découvrant les goûts de l'un et de l'autre et tirant beaucoup plus de positif que de négatif de la relation.
Un couple heureux, mais VRAIMENT heureux, je n'en ai pas vu beaucoup. Ceux-là ont appris à discuter, de tout, et n'attendent pas que l'abcès soit énorme pour l'exploser. La clé est là.
Dans le cas présent, ayant la demoiselle au téléphone, elle m'a demandé de lui dire que j'avais pris mon pied avec son homme. Peu importe les faits, elle voulait l'entendre, donc je le lui ai dit. Dire non aurait été amusant, parce que vous vous retrouvez comme une conne, regardant votre mec : "Je savais que t'étais nul au pieu, même si je le savais pas ! C'est ta faute !!!". Et après, vous raccrochez automatiquement et rentrez chez votre mère.
Elle a donc enchaîné en me demandant comment c'était possible, parce qu'avec elle, le sexe, c'était pas ça.
Aha ! Nous y voilà...
Le fait est que le môsieur en question m'a dit exactement la même chose.
Imaginez un instant qu'ils aient dis-cu-té au lieu de tirer sur la chèvre postale (le bouc émissaire, quoi). Un couple sauvé. Une offrande au Dieu du Sexe Bien Fait. Une augmentation des ventes de clopes et de glace en pot de 500mL. Tout le monde il est content !
Bien sûr, le sexe n'est en général pas le seul problème.
J'ai appris que, souvent, le couple finit par se transformer en amis, confidents voire colocataires. L'important est de regarder le tout avec du recul votre relation vous apporte-t-elle toujours plus de positif que de négatif ? Quand vous rentrez dans votre couple, vous sentez-vous mieux qu'au boulot ? Pouvez-vous vous reposer sur et avec votre conjoint sans le forcer ?
Si la réponse est non, en effet, c'est difficile d'avoir le courage de repartir à l'aventure, de risquer de se planter, de se jeter dans l'inconnu, de devoir tout recommencer, reconstruire... Je ne vous incite pas à tromper. Je vous incite à vous exprimer et à l'envoyer chier si vous supportez depuis des années, sans broncher, un truc qui vous horripile !
Ah... C'est tellement simple de juste se plaindre et de ne rien faire pour que ça change...
vendredi 30 novembre 2012
Affaire Albatros Manchot (Ep. Bonus)
Parenthèse musicale...
Pourquoi "Affaire Albatros Manchot" ?
Les personnes qui me connaissent savent que mon cerveau fonctionne par associations, à la manière de la patate chaude.
Aussi, lorsque j'ai reçu leur dernier courrier dans une enveloppe kraft, j'ai immédiatement pensé "tracasserie digne d'un film". Puis "film à suspens mais très lourd". Pour je ne sais quelle raison "Affaire Pélican" ; n'ayant pas vu ce film, ou l'ayant vu sur TF1 au siècle dernier, je ne peux même pas prouver un lien quelconque. Je continue avec "Oiseau pataud quand on parle terre-à-terre". Conséquence logique "l'Albatros", du poème du même nom.
L'Affaire Albatros étant un cas réel du continent africain (merci Google), je me suis demandé comment faire un albatros complexé.
Nous voici finalement avec l'Affaire Albatros Manchot. Tadaaa !
Pourquoi "Affaire Albatros Manchot" ?
Les personnes qui me connaissent savent que mon cerveau fonctionne par associations, à la manière de la patate chaude.
Aussi, lorsque j'ai reçu leur dernier courrier dans une enveloppe kraft, j'ai immédiatement pensé "tracasserie digne d'un film". Puis "film à suspens mais très lourd". Pour je ne sais quelle raison "Affaire Pélican" ; n'ayant pas vu ce film, ou l'ayant vu sur TF1 au siècle dernier, je ne peux même pas prouver un lien quelconque. Je continue avec "Oiseau pataud quand on parle terre-à-terre". Conséquence logique "l'Albatros", du poème du même nom.
L'Affaire Albatros étant un cas réel du continent africain (merci Google), je me suis demandé comment faire un albatros complexé.
Nous voici finalement avec l'Affaire Albatros Manchot. Tadaaa !
mardi 27 novembre 2012
Affaire Albatros Manchot (Ep. 3)
Nous parlions de RSI, de Carte Vitale... Mais revenons à l'EURL, l'Impôt sur les Sociétés, la TVA, et l'URSSAF...
Commençons par différencier les Impôts des Cotisations : la TVA et l'IS (taxe sur les bénéfices) se payent au Service des Impôts des Entreprises, sous forme d'acompte trimestriel régularisé en fin d'année. On peut le faire au réel (selon ses bénéfices comptabilisés) ou à l'aveugle. Les Cotisations Sociales, soit tous les trucs qu'on paye même si l'on n'a pas de salaire, sont versées à l'URSSAF, pour financer en particulier le RSI (notre Sécu). On paye notamment une taxe qui finance Pôle Emploi, et qui est versée dans le vent : on n'a pas droit au chômage quand on est chef d'entreprise.
Au SIE, les Agents des Impôts sont sympa. Celui qui gère mon dossier est serviable ET compétent. J'ai eu un souci lors de mon premier paiement, et il m'a donné des solutions et levé les pénalités. Là, j'ai presque plaisir à payer, parce que je participe à l'emploi de gens biens.
L'URSSAF... L'URSSAF c'est le numéro de téléphone qui te dit de rappeler ultérieurement après 8 mn d'attente. L'URSSAF c'est le numéro de téléphone où tu sais qu'il y a des gens derrière parce que tu as entendu des voix pendant une seconde avant que ça raccroche. L'URSSAF, c'est l'endroit où je voudrais travailler pour faciliter la vie des gens.
D'où me vient ce grand élan romantique ? Commençons en 2011, quand on m'a prévenu que je recevrai des appels à cotisation trimestriels. Je les ai reçu en avril 2012, 3 le même jour, pour les 9 derniers mois. avec une moyenne de 400€, heureusement que je n'ai pas pensé à me verser un salaire !
5 jours plus tard, j'en reçois un autre. Entre-temps, j'ai renvoyé un TIP pour le prélèvement automatique. Et donc 10 jours après l'échéance je reçois un avis de non-paiement avec des pénalités et une sommation de payer... mais entre les lignes il était écrit que ça n'était valable que jusqu'à telle date, et le prélèvement avait été fait 3 jours après cette date.
Je continuerai plus tard sur la mise en demeure et la cessation de mon activité, dont ils ont bien voulu me prévenir...
Commençons par différencier les Impôts des Cotisations : la TVA et l'IS (taxe sur les bénéfices) se payent au Service des Impôts des Entreprises, sous forme d'acompte trimestriel régularisé en fin d'année. On peut le faire au réel (selon ses bénéfices comptabilisés) ou à l'aveugle. Les Cotisations Sociales, soit tous les trucs qu'on paye même si l'on n'a pas de salaire, sont versées à l'URSSAF, pour financer en particulier le RSI (notre Sécu). On paye notamment une taxe qui finance Pôle Emploi, et qui est versée dans le vent : on n'a pas droit au chômage quand on est chef d'entreprise.
Au SIE, les Agents des Impôts sont sympa. Celui qui gère mon dossier est serviable ET compétent. J'ai eu un souci lors de mon premier paiement, et il m'a donné des solutions et levé les pénalités. Là, j'ai presque plaisir à payer, parce que je participe à l'emploi de gens biens.
L'URSSAF... L'URSSAF c'est le numéro de téléphone qui te dit de rappeler ultérieurement après 8 mn d'attente. L'URSSAF c'est le numéro de téléphone où tu sais qu'il y a des gens derrière parce que tu as entendu des voix pendant une seconde avant que ça raccroche. L'URSSAF, c'est l'endroit où je voudrais travailler pour faciliter la vie des gens.
D'où me vient ce grand élan romantique ? Commençons en 2011, quand on m'a prévenu que je recevrai des appels à cotisation trimestriels. Je les ai reçu en avril 2012, 3 le même jour, pour les 9 derniers mois. avec une moyenne de 400€, heureusement que je n'ai pas pensé à me verser un salaire !
5 jours plus tard, j'en reçois un autre. Entre-temps, j'ai renvoyé un TIP pour le prélèvement automatique. Et donc 10 jours après l'échéance je reçois un avis de non-paiement avec des pénalités et une sommation de payer... mais entre les lignes il était écrit que ça n'était valable que jusqu'à telle date, et le prélèvement avait été fait 3 jours après cette date.
Je continuerai plus tard sur la mise en demeure et la cessation de mon activité, dont ils ont bien voulu me prévenir...
dimanche 25 novembre 2012
Affaire Albatros Manchot (Ep. 2)
Nous nous quittions fin juillet 2011, au croisement entre les deux activités...
Pour les formalités de l'EURL, j'ai fait appel à la Chambre de Commerce, qui pour 60€ vous évite de déclarer des conneries (que vous paierez ensuite, littéralement). Tout va bien... Trop bien...
Courrier de l'URSSAF (l'organisme à qui il faut payer toutes les cotisations, au forfait si vous gagnez peu, ou selon votre Chiffre d'Affaires si vous avez la chance de gagner plus) :
- Vous n'avez pas réglé X€ de cotisations, pour la peine vous allez payer 21€ de pénalités.
- Bonjour, j'ai fait ma déclaration en-ligne, avec calcul automatique en-ligne et paiement en-ligne. Vu que ce n'est pas de ma faute, vous pourriez faire sauter les pénalités ? Merci
- Bon, ça va pour cette fois.
(ce ne sont pas les mots ne sont pas exactement les mêmes mais le contenu est là)
C'est réglé ; tout va bien.
Courrier du RSI (Sécu des indépendants) :
- Vous avez cessé votre activité. Vous êtes encore couverte pendant 1 an. Après, c'est la CMU.
Pas de souci ! Je vais bientôt recevoir le courrier pour la création de la nouvelle entreprise...
[Eclipse temporelle]
Juillet 2012, courrier du RSI :
- Bonjour, voici les papiers pour obtenir la CMU. Si vous ne les remplissez pas, vous ne serez plus remboursée.
Urgence téléphonique (eux, au moins, ils répondent) :
- Bonjour ! J'ai bien eu votre courrier mais je suis sensée être inscrite chez vous avec ma nouvelle entreprise depuis 1 an...
- On ne vous a pas... L'entreprise existe mais l'URSSAF ne nous a pas prévenu.
- Vous pouvez arranger ça ?
- Oui, pas de souci, ce sera réglé dans la semaine.
- Et pour ma Carte Vitale ?
- Ah là on doit attendre que l'entité qui gère les numéros de Sécu (l'INSEE) nous confirme que vous existez, et ensuite on pourra faire la demande...
- ...mais j'étais encore inscrite chez vous il y a 2 minutes ?!
- Désolée, je ne vous ai plus dans l'ordinateur. Mais je note que vous avez fait la demande, et on vous envoie le formulaire dès que c'est réglé...
Vous voyez, aucun souci !
Bon, ça fait 3 mois et je n'ai toujours pas de formulaire.
Pour les formalités de l'EURL, j'ai fait appel à la Chambre de Commerce, qui pour 60€ vous évite de déclarer des conneries (que vous paierez ensuite, littéralement). Tout va bien... Trop bien...
Courrier de l'URSSAF (l'organisme à qui il faut payer toutes les cotisations, au forfait si vous gagnez peu, ou selon votre Chiffre d'Affaires si vous avez la chance de gagner plus) :
- Vous n'avez pas réglé X€ de cotisations, pour la peine vous allez payer 21€ de pénalités.
- Bonjour, j'ai fait ma déclaration en-ligne, avec calcul automatique en-ligne et paiement en-ligne. Vu que ce n'est pas de ma faute, vous pourriez faire sauter les pénalités ? Merci
- Bon, ça va pour cette fois.
(ce ne sont pas les mots ne sont pas exactement les mêmes mais le contenu est là)
C'est réglé ; tout va bien.
Courrier du RSI (Sécu des indépendants) :
- Vous avez cessé votre activité. Vous êtes encore couverte pendant 1 an. Après, c'est la CMU.
Pas de souci ! Je vais bientôt recevoir le courrier pour la création de la nouvelle entreprise...
[Eclipse temporelle]
Juillet 2012, courrier du RSI :
- Bonjour, voici les papiers pour obtenir la CMU. Si vous ne les remplissez pas, vous ne serez plus remboursée.
Urgence téléphonique (eux, au moins, ils répondent) :
- Bonjour ! J'ai bien eu votre courrier mais je suis sensée être inscrite chez vous avec ma nouvelle entreprise depuis 1 an...
- On ne vous a pas... L'entreprise existe mais l'URSSAF ne nous a pas prévenu.
- Vous pouvez arranger ça ?
- Oui, pas de souci, ce sera réglé dans la semaine.
- Et pour ma Carte Vitale ?
- Ah là on doit attendre que l'entité qui gère les numéros de Sécu (l'INSEE) nous confirme que vous existez, et ensuite on pourra faire la demande...
- ...mais j'étais encore inscrite chez vous il y a 2 minutes ?!
- Désolée, je ne vous ai plus dans l'ordinateur. Mais je note que vous avez fait la demande, et on vous envoie le formulaire dès que c'est réglé...
Vous voyez, aucun souci !
Bon, ça fait 3 mois et je n'ai toujours pas de formulaire.
samedi 24 novembre 2012
Déboires administratifs, ou l'Affaire Albatros Manchot
Je plains l'Administration Française. Je sais à quel point il est difficile de fournir des prestations correctes, suffisantes et dans les temps, quand on n'a pas les moyens humains, techniques, voire cérébraux.
Je ne suis pas là pour me plaindre ; ça n'avance à rien. Je vais juste vous raconter une petite histoire pleine de rebondissements.
Tout commence le 1er juin 2009, lorsque j'ai créé mon Autoentreprise...
Enfin non, ça commence au 1er septembre 2008, quand j'ai déménagé sur la Région Parisienne, et qu'ils ont perdu mon dossier de Sécurité Sociale entre le 68 et le 93. Puis quand en septembre 2010, j'ai déménagé sur Paris et qu'ils n'avaient toujours pas retrouvé mon dossier...
Bon, pour en revenir à cette Autoentreprise, c'est ce qui m'a permis d'avoir du travail et un salaire correct, alors que tout ce que j'avais trouvé (malgré un Bac +4 en commerce international) était un poste de vendeuse à temps partiel.
Créer une Autoentreprise est facile : aller sur le site internet, remplir le formulaire, imprimer le formulaire et l'envoyer avec une photocopie de sa pièce d'identité. Une semaine plus tard, j'ai un numéro de SIRET, le courrier de bienvenue au Régime Social des Indépendants et tout va bien !
Quand j'ai arrêté mon activité salariée pour passer à 100% en Autoentreprise, toujours aucun souci (à part qu'il fallait refaire ma Carte Vitale). Entre temps, vous aurez compris que je n'ai toujours pas de Carte Vitale.
En juillet 2011, je crée une EURL (SARL pour célibataire endurcie), et j'arrête l'Autoentreprise à la fin du même mois, le temps d'encaisser les derniers clients. La Cessation se fait en-ligne, de la même manière. Une dernière déclaration, un paiement avec calcul automatique des cotisations*... et voilà !
C'est là que les ennuis commencent...
* l'Autoentreprise permet de ne payer que les charges Salariales sur ses revenus, soit 22% du chiffre d'affaires total ; les frais, charges et achats ne sont pas déductibles.
Je ne suis pas là pour me plaindre ; ça n'avance à rien. Je vais juste vous raconter une petite histoire pleine de rebondissements.
Tout commence le 1er juin 2009, lorsque j'ai créé mon Autoentreprise...
Enfin non, ça commence au 1er septembre 2008, quand j'ai déménagé sur la Région Parisienne, et qu'ils ont perdu mon dossier de Sécurité Sociale entre le 68 et le 93. Puis quand en septembre 2010, j'ai déménagé sur Paris et qu'ils n'avaient toujours pas retrouvé mon dossier...
Bon, pour en revenir à cette Autoentreprise, c'est ce qui m'a permis d'avoir du travail et un salaire correct, alors que tout ce que j'avais trouvé (malgré un Bac +4 en commerce international) était un poste de vendeuse à temps partiel.
Créer une Autoentreprise est facile : aller sur le site internet, remplir le formulaire, imprimer le formulaire et l'envoyer avec une photocopie de sa pièce d'identité. Une semaine plus tard, j'ai un numéro de SIRET, le courrier de bienvenue au Régime Social des Indépendants et tout va bien !
Quand j'ai arrêté mon activité salariée pour passer à 100% en Autoentreprise, toujours aucun souci (à part qu'il fallait refaire ma Carte Vitale). Entre temps, vous aurez compris que je n'ai toujours pas de Carte Vitale.
En juillet 2011, je crée une EURL (SARL pour célibataire endurcie), et j'arrête l'Autoentreprise à la fin du même mois, le temps d'encaisser les derniers clients. La Cessation se fait en-ligne, de la même manière. Une dernière déclaration, un paiement avec calcul automatique des cotisations*... et voilà !
C'est là que les ennuis commencent...
* l'Autoentreprise permet de ne payer que les charges Salariales sur ses revenus, soit 22% du chiffre d'affaires total ; les frais, charges et achats ne sont pas déductibles.
jeudi 4 octobre 2012
Athos, Portos, et à la Remise... ou comment la Gauche a pourri mon dimanche
Aujourd'hui, mon compte Facebook a fait involontairement l'objet d'une étude sociologique.
En effet, j'ai reçu et fait passer une invitation à un événement qui proposait d'écrire en masse au Président de la République afin de lui demander de démissionner. Sous le coup de l'émotion suite à l'annonce d'une modification pas très sympa du régime Autoentrepreneur, je me suis dit qu'écrire ne coûtait rien, à part le papier, l'encre, et un peu de mon temps ; l'affranchissement est en effet gratuit. Bon, au final, vu que la lettre type commence par "J'ai voté...", je ne peux pas l'envoyer.
(je ne m'étendrai pas ici sur le sujet du vote - je vous invite à regarder la jolie vidéo sur le Pays des Souris qui élit tous les 4 ans un Chat comme dirigeant)
Donc, dans les 3 minutes, je commence à recevoir des messages privés d'insultes, des témoignages de gens qui dans leur jeunesse jetaient des pavés sur ce genre de personnes, d'autres qui me disent que je dois m'excuser en 150 mots... mais pour quoi, au fait ? Est-ce illégal ? Est-ce socialement, mentalement, spirituellement ou politiquement incorrect ? Est-ce l'acte, l'idée ou la personne qui l'a émise ?
Demander la démission d'un membre du Gouvernement est le droit de tout citoyen, si tant est que la demande soit motivée. Donc là, rien de choquant.
Est-ce le fait d'appeler à la démission du Président élu ? Le seul retour que j'ai eu sur le sujet est : "On peut pas juger sur 5 mois alors qu'il a 5 ans à faire". Personne ne m'a d'ailleurs dit : "T'as pas honte de demander la démission du Président ?!".
On m'a surtout dit : "T'as pas honte de faire passer un événement organisé par Les Mousquetaires pour la France avec Marine ?!".
(en passant, je plains aujourd'hui toutes les Marine, et bravo aux Marion qui sont passées à un conseiller en image de porter un prénom connu)
Je vous dirais qu'avec tous les groupes de jeu de rôle et de reconstitution, de musique à tendance heroïc-fantasy et autres poètes de mes contacts, ce nom ne m'a pas choqué - Les Dessous de Marine est d'ailleurs un blog beauté...
Je me demande comment ce serait passé cette invitation de masse, si l'événement avait été créé par un parti d'Extrême Gauche... On m'aurait traité de communiste, ou pas traité du tout, je suppose. "Communiste" n'est plus une insulte...
J'ai d'ailleurs rencontré récemment ce problème lorsqu'il fut question d'écrire une Murder Party dans le Berlin de la Nuit de Cristal, avec des personnages Nazis (membres des SA) faisant irruption dans un bar-cabaret spécialisé dans la musique américaine. Levée de boucliers immédiate. Par contre, si l'on place le tout sous la purge Communiste et que les Rouges vont se faire les petits amerlocs, là, aucun problème. Le souci serait donc dans la connotation nazie du FN, dont la figure de proue est la fameuse Marine...
J'en déduis donc que j'ai servi de couvert à une Page dont je ne suis même pas fan, et sur laquelle les gens avaient envie de balancer, afin de toucher potentiellement la fameuse Marine dont on voyait une ombre au loin.
Pourtant, ces gens me connaissent. Il n'y en a qu'un qui m'ait demandé pourquoi j'avais fait passer cette invitation alors que l'événement était couvert de logos du FN (en fait, il n'y avait aucun logo - je me disais aussi). Tous les autres en ont déduit que j'avais mangé une carte du parti et que j'étais devenue une grosse méchante, bouh !
Je ne peux m'empêcher d'y voir un lointain parallèle avec le fameux iPhone5.
Au final, quel était le message de ces contacts bafoués par cette notification de moins de 10 mots ? Pourquoi tant de violence, là où le descriptif de l'événement et de la page n'y invitent pas ?
Le fait de se signaler haut et fort donne-t-il l'impression qu'on est du bon coté ? Y a-t-il vraiment besoin de dire qu'on est contre quelque chose ? On m'a toujours dit qu'en agissant pour ou contre quelque chose, on lui donnait de la substance ; alors que le simple fait de l'ignorer aidait à le faire disparaître.
Est-on tellement conditionné pour aimer et haïr certaines personnes que cela pré-conditionne notre perception de ce qui vient de ces personnes, avant même de savoir ce que c'est ?
Je me pose alors une question : si la fameuse Marine arrivait aujourd'hui avec un traitement pour le cancer, le SIDA et la connerie, un truc remboursé par la Sécu et dont la recherche aurait commencé dans un camp en Pologne vers 1942, que feriez-vous ?
PS : Facebook ne propose pas d'annuler les invitations. Rien ne vous empêche de simplement dire "Non", et de laisser éventuellement un commentaire insultant sur leur Mur.
PS 2 : la Gauche pourrait-elle recruter des fanfares de carnaval pour remplacer les sifflets et les mégaphones lors de la prochaine manif ? Je suis sûre qu'on peut trouver le budget nécessaire en imprimant les tracts en noir et blanc, en supprimant les stickers qui coûtent une blinde à retirer du mobilier urbain et en limitant le nombre de drapeaux.
En effet, j'ai reçu et fait passer une invitation à un événement qui proposait d'écrire en masse au Président de la République afin de lui demander de démissionner. Sous le coup de l'émotion suite à l'annonce d'une modification pas très sympa du régime Autoentrepreneur, je me suis dit qu'écrire ne coûtait rien, à part le papier, l'encre, et un peu de mon temps ; l'affranchissement est en effet gratuit. Bon, au final, vu que la lettre type commence par "J'ai voté...", je ne peux pas l'envoyer.
(je ne m'étendrai pas ici sur le sujet du vote - je vous invite à regarder la jolie vidéo sur le Pays des Souris qui élit tous les 4 ans un Chat comme dirigeant)
Donc, dans les 3 minutes, je commence à recevoir des messages privés d'insultes, des témoignages de gens qui dans leur jeunesse jetaient des pavés sur ce genre de personnes, d'autres qui me disent que je dois m'excuser en 150 mots... mais pour quoi, au fait ? Est-ce illégal ? Est-ce socialement, mentalement, spirituellement ou politiquement incorrect ? Est-ce l'acte, l'idée ou la personne qui l'a émise ?
Demander la démission d'un membre du Gouvernement est le droit de tout citoyen, si tant est que la demande soit motivée. Donc là, rien de choquant.
Est-ce le fait d'appeler à la démission du Président élu ? Le seul retour que j'ai eu sur le sujet est : "On peut pas juger sur 5 mois alors qu'il a 5 ans à faire". Personne ne m'a d'ailleurs dit : "T'as pas honte de demander la démission du Président ?!".
On m'a surtout dit : "T'as pas honte de faire passer un événement organisé par Les Mousquetaires pour la France avec Marine ?!".
(en passant, je plains aujourd'hui toutes les Marine, et bravo aux Marion qui sont passées à un conseiller en image de porter un prénom connu)
Je vous dirais qu'avec tous les groupes de jeu de rôle et de reconstitution, de musique à tendance heroïc-fantasy et autres poètes de mes contacts, ce nom ne m'a pas choqué - Les Dessous de Marine est d'ailleurs un blog beauté...
Je me demande comment ce serait passé cette invitation de masse, si l'événement avait été créé par un parti d'Extrême Gauche... On m'aurait traité de communiste, ou pas traité du tout, je suppose. "Communiste" n'est plus une insulte...
J'ai d'ailleurs rencontré récemment ce problème lorsqu'il fut question d'écrire une Murder Party dans le Berlin de la Nuit de Cristal, avec des personnages Nazis (membres des SA) faisant irruption dans un bar-cabaret spécialisé dans la musique américaine. Levée de boucliers immédiate. Par contre, si l'on place le tout sous la purge Communiste et que les Rouges vont se faire les petits amerlocs, là, aucun problème. Le souci serait donc dans la connotation nazie du FN, dont la figure de proue est la fameuse Marine...
J'en déduis donc que j'ai servi de couvert à une Page dont je ne suis même pas fan, et sur laquelle les gens avaient envie de balancer, afin de toucher potentiellement la fameuse Marine dont on voyait une ombre au loin.
Pourtant, ces gens me connaissent. Il n'y en a qu'un qui m'ait demandé pourquoi j'avais fait passer cette invitation alors que l'événement était couvert de logos du FN (en fait, il n'y avait aucun logo - je me disais aussi). Tous les autres en ont déduit que j'avais mangé une carte du parti et que j'étais devenue une grosse méchante, bouh !
Je ne peux m'empêcher d'y voir un lointain parallèle avec le fameux iPhone5.
Au final, quel était le message de ces contacts bafoués par cette notification de moins de 10 mots ? Pourquoi tant de violence, là où le descriptif de l'événement et de la page n'y invitent pas ?
Le fait de se signaler haut et fort donne-t-il l'impression qu'on est du bon coté ? Y a-t-il vraiment besoin de dire qu'on est contre quelque chose ? On m'a toujours dit qu'en agissant pour ou contre quelque chose, on lui donnait de la substance ; alors que le simple fait de l'ignorer aidait à le faire disparaître.
Est-on tellement conditionné pour aimer et haïr certaines personnes que cela pré-conditionne notre perception de ce qui vient de ces personnes, avant même de savoir ce que c'est ?
Je me pose alors une question : si la fameuse Marine arrivait aujourd'hui avec un traitement pour le cancer, le SIDA et la connerie, un truc remboursé par la Sécu et dont la recherche aurait commencé dans un camp en Pologne vers 1942, que feriez-vous ?
PS : Facebook ne propose pas d'annuler les invitations. Rien ne vous empêche de simplement dire "Non", et de laisser éventuellement un commentaire insultant sur leur Mur.
PS 2 : la Gauche pourrait-elle recruter des fanfares de carnaval pour remplacer les sifflets et les mégaphones lors de la prochaine manif ? Je suis sûre qu'on peut trouver le budget nécessaire en imprimant les tracts en noir et blanc, en supprimant les stickers qui coûtent une blinde à retirer du mobilier urbain et en limitant le nombre de drapeaux.
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