jeudi 3 mai 2012

Citation du jour

Hier soir, j'ai regardé un truc avec de la politique, des coups bas, des disputes magnifiques. Si seulement tout pouvait finir aussi bien que Game of Thrones : dans un bain de sang !
     - Idjy

mercredi 2 mai 2012

Comment écrire correctement une adresse


Depuis quelques temps, je travaille à l'envoi des commandes d'une boutique en-ligne. Les clients remplissent un formulaire afin de donner l'adresse de livraison. Les adresses sont ensuite imprimées automatiquement sur des étiquettes, et mes yeux saignent quand je prépare les enveloppes.

En 1996, La Poste a créé le Service National de l'Adresse, afin que tous les plis mal adressés arrivent quand-même à destination. Ils ont aussi créé une norme AFNOR (XPZ 10-011) afin de faciliter le traitement du courrier.

Une bonne adresse, c'est donc :
- 6 lignes maximum
- pas de virgule après le numéro de la rue
- le code postal à 5 chiffres écrit lisiblement
- la ville en majuscule, et si possible tout le reste aussi
- l'adresse de l'expéditeur au verso

On va dans l'adresse comme un zoom : en bas, la ville, puis la rue, puis le bâtiment, puis la boîte aux lettres ou l'étage ou le nom de la personne qui vous héberge.

Pour l'étranger, le nom du pays est à mettre en majuscules, et dans la langue du pays de l'expéditeur. Le reste de l'adresse, dans la langue du pays du destinataire.
C'est flagrant pour la Russie.
Vous habitez à Paris et vous envoyez une carte à Moscou. Si tout est en roman (notre alphabet), le facteur Russe aura peut-être du mal à lire. Si tout est en cyrillique, votre carte ne sortira jamais de France, à moins de tomber sur le seul mec de La Poste service Export qui lit le Russe... Idem pour l'Arabe Littéraire, bien sûr.


Et sinon, quand vous avez un formulaire avec un champs "Nom" suivi d'un champs "Prénom", bordel c'est pas la peine d'écrire "Martin Dupont" et "Martin" !!!
Pareil pour "Adresse" et "Adresse - ligne 2"...
Je ferai l'impasse sur l'usage des majuscules dans tous les sens de manière aléatoire.
Et je vais arrêter là avant de m'énerver. Désolée pour le coup de chaud !

mardi 1 mai 2012

Mex-kékéséksa au four


Contexte historique :
Voici une recette pour homme désespéré cherchant désespérément à ne pas prendre des sushi à emporter. Les ingrédients se gardent assez longtemps, ou alors font partie des basiques.
C'est une variation de la Quesadilla Mexicaine.

Ingrédients :
- 1 paquet de tortillas de blé (par 6 e général)
- 1 boîte de haricots rouges
- 1 pot de salsa mexicaine (le truc avec les tomates et les poivrons)
- 1 grand paquet de fromage râpé

Showtime :
Ouvrir la boîte de haricots rouges, les verser dans une passoire et les rincer rapidement. Laisser égoutter le temps de faire le reste.
Mettre une feuille de papier cuisson, ou éventuellement d'aluminium sur la plaque de votre four.
Y mettre une tortilla.
Étaler dessus 1/3 du pot de salsa (si vous avez 6 tortillas) en laissant 2cm de marge au bord.
Étaler 1/3 des haricots rouges dessus.
Saupoudrer PLEIN de fromage.
Mettre une tortilla par-dessus. Remettre du fromage.
Passer au four à mi-hauteur TH.6 jusqu'à ce que le fromage soit fondu.
Si vous avez une fonction combinée grill+four, vous pouvez aussi l'utiliser, mais pas le grill tout seul (sinon le fromage est grillé et tout est froid dessous).
Découper en 6 avec une roulette à pizza et servir ou partager.

Vous pouvez préparer les 3 Quesadillas un peu à l'avance sur de l'aluminium ou sur du papier cuisson, mais n'essayez pas de les soulever sans la feuille pour les mettre sur la plaque : ça fait un trou et schplotch !

lundi 30 avril 2012

Le coût de la vie


Ça ne m'étonne pas vraiment que les gens soient surendettés. Plus personne n'a le sens de l'argent, ou plutôt du coût des choses. On ne peut plus blâmer l'€uro en disant qu'on n'a pas fait la conversion. Je ne dis pas que l'€uro n'est pour rien dans l'inflation ; c'est un autre sujet.

Ici, je parle de tous les objets. En tant que chef d'entreprise, je vois la TVA, le prix de gros et le prix de vente public. Chaque intermédiaire se prend en général une marge conséquente, en multipliant son prix d'achat par 3 ou 4. Même une fois la TVA enlevée, je trouve ça énorme.

Bon, il faut bien payer ses charges, ses employés, les charges sociales (vous coûtez le double de votre salaire net à votre employeur, en gros)...
On en arrive donc à fabriquer un objet en Chine pour 50cts. L'exportateur le vend à 1€. Avec le transport à rentabiliser et les frais de douane, le grossiste en France le vend 4€ HT. Vous l'achetez à 20€ TTC. Je n'invente pas : c'est un cas concret et je ne citerai pas la boutique en question (mais ce n'est pas la mienne).

On s'étonne alors que les gens trouvent la vie chère. Supprimer des taxes relancerait l'économie, pour peu que les professionnels jouent le jeu. Avec la TVA dans la restauration, j'ai vu des hôteliers pouvoir embaucher 2 personnes à temps plein, prendre leurs premières vacances depuis 3 ans, et des clients leur reprocher de ne pas avoir baissé les prix. C'est amusant, je dévie toujours vers le même point : le Français est un con qui veut toujours plus en donnant moins.

dimanche 29 avril 2012

Citation du jour

- Si Dieu vous demandait de souffrir pour lui, le feriez-vous ?
- Oui !
- Si Dieu vous demandait de mourir pour lui, le feriez-vous ?
- OUI !!!
- Si Dieu vous demandait de simplement être heureux maintenant et jusqu'à la fin de votre vie, le feriez-vous ?
- ...
- C'est bien ce que je me disais...
     - Idjy

samedi 28 avril 2012

Le Reiki, est-ce que ça marche ?

Qu'est-ce que le Reiki ?
Le Reiki est un énième truc parallèle de naturotrucmuche anti-médecine et anti-science, c'est forcément un truc de secte qui ne fait rien, c'est que du placebo et en plus les gens qui en font ont tous une tête d'illuminé. Voilà en gros ce qu'on m'a dit.

Autant on peut remettre en cause les croyances des gens ; autant on n'a pas le droit de remettre en cause un ressenti physique – ce ne serait pas cartésien de remettre en cause des preuves matérielles ; mais puisque je te dis que ça fait mal, bordel !

Le Reiki, ça ressemble à un truc de magnétiseur : on te pose les mains sur le corps, sans bouger pendant plusieurs minutes. Tu sens de la chaleur. Pas de massage, rien de sexuel ; en même temps, tout habillé avec une couverture polaire des pieds jusqu'au cou, on en risque pas grand chose...

Quelqu'un m'a dit que je devrais faire la formation dite « 1er degré », parce que c'est vraiment bien, ça zenifie, etc... Comme je fais confiance à cette personne, j'y vais. Bien sûr, pas chez son Maître Reiki à elle.

Un weekend plus tard, j'ai six nouveaux amis, un diplôme et j'ai été malade tout un après-midi. J'ai ressenti des trucs, mais je n'accroche pas plus que ça. Mouvement de groupe, tout le monde se réinscrit pour faire le weekend suivant « en famille », dans quatre mois.
Deux mois plus tard, je ne pratique pas, je pense même me désinscrire. Je décide de me désinscrire et le soir je trouve dans ma boîte aux lettres le courrier de confirmation. Je ne crois pas aux coïncidences, mais là il m'en faudra encore trois pour me décider à y aller.

J'y vais donc, et je dis clairement que le mec qui joue aux Sims devant son écran céleste semble vouloir que je fasse ce stage, mais je n'attends rien.
Un weekend plus tard, bibi-overjoy, je pète la forme, je suis heureuse, et des gens me demandent de leur faire des soins. Euh... OK.

Cette copine infirmière, qui a une hernie depuis 6 mois, et un début de sciatique inopérable à 30 ans, me dit qu'au point où elle en est, elle veut bien tester car les médicaments ne suffisent plus. Elle est ouverte mais sans plus ; très cartésienne d'ailleurs, mais elle fait confiance à son ressenti.
Je sais que je ne peux pas faire de mal, car je ne touche à rien ; un chat qui vous marche dessus y mets plus de poids et de chaleur.
Verdict à J+1 : elle a réussi à dormir.

Une autre amie, extra-stressée au travail, me fait confiance et se dit aussi « Pourquoi pas... ». La voilà qui se sent bien et sourit, avec l'impression d'avoir été en vacances.

Effet placebo ou pas, tout ce que je vois c'est que ça fait du bien. Je comprends que certaines personnes refusent de payer 50€ pour une heure de rechargement sur dynamo-Reiki et se fassent un resto et un ciné à la place.
Si cela fait du bien à certaines personnes, c'est cool. Ce n'est peut-être pas fait pour vous, mais on ne peut pas savoir sans essayer (comme les épinards).

De ce que j'en ai appris, le Reiki est une sorte de couteau Suisse. Je dois actuellement l'utiliser à 20% de ses capacités.
Il ne se substitue pas à un traitement allopathique, mais peut très bien aider la personne à reprendre le dessus en renforçant sa volonté de s'en sortir ou simplement en la remontant physiquement quand elle n'a plus d'énergie.
Si j'avais eu cet outil à l' époque de mon hospitalisation, je pense que la convalescence se serait passé beaucoup mieux et plus vite.

jeudi 26 avril 2012

Le Budget de l'Etat ? Où ça ?


On aura beau vous répéter le contraire, un Etat n'est qu'une grande entreprise, voire une très grande famille. La métaphore de la famille est sûrement plus juste, car il est très difficile et très mal vu d'essayer de foutre ses congénères dehors, même avec un parachute doré.

On vous dira qu'il faut augmenter tel budget, mais pas réduire celui-là. Que pour trouver l'argent on va ponctionner ici et là, et c'est tout. En résumé, récupérer plus pour dépenser encore plus.

Un livre très connu – ses lecteurs le reconnaîtront – propose un programme simple pour remettre un budget à flot, en quelques étapes simples, à raison d'une par semaine.
Oui, toutes les étapes du livre ne sont pas applicable à une telle échelle, et ce n'est pas mon intention que de prouver le contraire. Ce qui m'intéresse c'est la première étape : arrête l’hémorragie financière.

« Ah oui ! Sus à l'évasion fiscale ! », diront certains gauchistes. Allez à la pêche aux gros poissons exotiques si vous voulez ; je vais m'occuper de la poutre que vous avez dans l'oeil.

Cette chasse au gaspi commence par rendre à César ce qui est à César, en commençant par l'argent public. Oui, cela a un coût immédiat, mais les retombée à court terme les valent bien !

Commençons par inspecter...
Regardons qui vit dans un HLM depuis 10 ans avec depuis 5 ans un salaire pas modéré du tout. Cinq ans, ça devrait suffire pour vous remettre à flot et laisser ces logements à des gens qui en ont vraiment besoin. Bien sûr, cela passe par une formation de base à la gestion ; apprenez donc aux enfants à jouer à la marchande !
Regardons les allocataires, qui cumulent à des sommets au point de s'offrir des voitures de luxe alors qu'ils ne travaillent même pas 20 heures dans le mois. Plafonnons de manière logique, et demandons que les allocataires consacrent 2 heures par semaine au service de leur ville : une maman encadrera une sortie au parc où elle emmènera aussi ses enfants, un jeune fera de l'entretien et du fleurissement, un chômeur senior fera du conseil pour un jeune en recherche d'emploi dans sa branche...
Regardons les dépenses des collectivités pour des projets stupides, et souvent avortés. Les grands groupes ont tous des conseillers techniques qui étudient les projets sous tous les angles avant de donner leur aval, afin d'allier qualité, coût, intérêt général et intérêt à long terme.

Le Français ne va pas aimer ça. Le Français est un traditionaliste têtu qui veut toujours plus sans concession. Ne vous offusquez pas, je suis Française aussi, et c'est ma famille qui m'énerve – et que j'énerve – en premier sur cette question.

Réformer sera difficile, car le Français aime passer son dimanche à marcher dans le froid en agitant un drapeau coloré. Il va dépenser des centaines d'€uros dans l'impression de tracts, d'autocollants et d'affiches, qui coûteront encore plus cher à la ville quand il faudra les décoller du matériel public et sortir des camions poubelle.
Personnellement, je ne prendrai au sérieux que les manifestants qui imprimeront en monochrome sur des supports recyclables, et qui proposeront une solution au lieu de se contenter de critiquer et de dire « non ».